vendredi 8 juin 2012

le "Déjà-vu".

Je pensais bien posséder quelque chose d'exceptionnel, de surnaturel (je ne dirais pas de divin)...
Et voilà que ces cons de scientifiques démontent tout et démontrent qu'il n'y a aucune main "supérieure" sur mon crâne.
Déception complète.
Pire, à bien lire leurs conclusions, je serais même "en manque de matière grise".

De quoi ai-je l'air maintenant, moi qui prétendais souvent avoir cette sensation du "déjà-vu"?



La Science devrait ne pas exister et seuls "le bon sens", les "constatations", les "dires des vieux", "les pensées bien établies par les vieux grimoires -religieux et autres-"... devraient seuls avoir droit au chapitre.

Milan Brazdil chercheur tchèque (encore un étranger) devrait être mis au pilori.


http://www.rtflash.fr/scientifiques-tcheques-resolvent-mystere-l-impression-deja-vu/article

http://www.lemonde.fr/sciences/article/2012/09/13/quand-le-present-est-un-souvenir_1760015_1650684.html

mercredi 6 juin 2012

"Oh, les vilaines" comme on dit à Rome.

06 juin 2012 dans "Le Monde.fr"
Les religieuses américaines dans le collimateur du Vatican


Trop libérales les religieuses américaines? C'est en tout cas ce que semble penser le Vatican. En l'espace de quelques semaines, la Congrégation pour la doctrine de la foi (CDF) a condamné à deux reprises et avec une grande fermeté les prises de position en vogue dans certaines congrégations féminines aux États-Unis. Comme souvent à Rome, ce sont des divergences de vues sur les questions de morale sexuelle, de bioéthique ou sur la place des femmes dans l’Église qui ont mis le feu aux poudres.




Masturbation, mariage homosexuel, divorce, remariage : les points soulevés par sœur Margaret Farley, professeur d'éthique, dans un ouvrage paru en 2006, sont particulièrement explicites. Ainsi, "éprouver du plaisir sexuel auto-érotique" ne pose "aucun problème de moralité", estime la religieuse, quand le Vatican y voit un "acte intrinsèquement et gravement désordonné". Elle justifie aussi les relations et les actes homosexuels, là où Rome voit des actes "contraires à la loi naturelle". En contradiction encore avec l’Église, elle défend le mariage homosexuel et se dit favorable au divorce et au remariage. Pour toutes ces raisons, l'ouvrage de la religieuse ne devra pas être utilisé par les formateurs catholiques, a jugé la CDF, dont la décision a été approuvée par le pape lui-même. La dernière mise à l'index d'un ouvrage remonte à 2007, et concernait les écrits d'un jésuite espagnol, figure de la théologie de la libération.

"Processus vicié"

Mais pour le Vatican, les problèmes d'orthodoxie doctrinale ne se résument visiblement pas aux seuls écarts observés chez sœur Margaret. Sa condamnation intervient en effet quelques semaines après l'annonce d'une sévère reprise en mains de l'association représentant 80% des quelque 57 000 religieuses américaines, la Conférence de direction des femmes religieuses (Leadership conference of women religious, LCWR). Cette organisation avait déjà fait l'objet de mises en garde en 1992 et en 2001.

Cette fois, après deux ans et demi d'enquête, la CDF a rendu public, mi-avril un rapport reprochant aux religieuses de ne pas promouvoir "l'enseignement de l’Église sur les questions de sexualité et de famille", notamment sur l'ordination des femmes et sur l'homosexualité. Le Vatican y voit une crise "grave et inquiétante" et reproche aussi aux religieuses leur silence sur l'avortement et l'euthanasie, de même que leur opposition publique aux évêques américains. Ces derniers se sont notamment mobilisés contre la réforme de santé de l'administration Obama qui généralise le remboursement de la contraception et de l'avortement.

Une remise au pas est prévue dans le cadre d'une "refonte complète" de la LCWR, sous l'égide d'un archevêque américain. Après plusieurs semaines de silence, les sœurs ont réagi le 1er juin, et dans un communiqué, ne mâchent pas leurs mots. Elles jugent les critiques vaticanes, "sans fondement", issues "d'un processus vicié, manquant de transparence" et les sanctions annoncées "disproportionnées". La rencontre prévue le 12 juin à Rome entre les responsables de la Conférence et le préfet de la CDF, l'Américain, William Levada, promet d'être tendue. Comme en Europe, le nombre de religieuses aux États-Unis ne cessent de diminuer.

Stéphanie Le Bars


Eddy Mitchell, lui, pense qu' "IL N'Y A PAS DE MAL A SE FAIRE DU BIEN"


Est-ce l´œuf, ou bien la poule
Qu´arrive avant l´œuf? Moi j´suis qu´un lapin cool
T´es pas v´nue dans ce néfaste-food
T´aimes pas l´cheeseburger... du mazout
Et... j´ai dû boire
Oh pas par plaisir, non! Par devoir
Rendez-vous mes yeux, vous êtes cernés
C´est pourtant pas l´heure pour capituler
Va falloir que l´on m´reprogramme
J´n´ai plus l´son, non ni l´image
Et... j´ai dû boire
Par nécessité, oh! Par devoir

{Refrain:}
Mais y a pas d´mal à s´faire du bien
Tendre la main à son prochain
Surtout si c´est moi, ça j´aime bien
Non y a pas d´mal à s´faire du bien

J´ai perdu l´code, pas celui d´l´honneur
D´ma carte de crédit, quelle horreur!
Une jeune femme m´a sauvé
Et j´ai dû tout faire pour la remercier
Et on a dû boire
Pour lui faire plaisir, j´ai l´sens du devoir

{au Refrain}
Hein? Ah j´dérange...
Ah vous allez fermer?
Ah non vous ouvrez!
Alors à plus...

Et Chmol en remet une couche avec: "PAS DE BOOGIE WOOGIE"


Le pape a dit que l'acte d'amour
Sans être marié, est un péché.
Cette nouvelle il me faut l'annoncer
A ma paroisse: je suis curé.

J'ai pris une dose de whisky
Afin de préparer mon sermon.
Je n'ai pas fermé l'oeil de la nuit:
Je me posais bien trop de questions.

Au petit matin, Dieu m'ait apparu
Et il m'a donné la solution.
Aussitôt, vers l'église, j'ai couru
Parler à mes fidèles sur ce ton:

"Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs,
Reprenez avec moi tous en choeur:

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Maintenant l'amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Éternel.
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir."

Puis j'ai réclamé le silence
Afin d'observer les réactions.
Sur certains visages de l'assistance
Se reflétait surtout l'indignation.

Quant aux autres, visiblement obtus,
Sachant qu'ils n'avaient rien compris,
Ils me demandèrent de faire à nouveau
Le sermon du boogie woogie:

"Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs,
Reprenez avec moi tous en choeur:

Pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Maintenant l'amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Éternel, donc
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir."

Maintenant, tout est fait, tout est dit
Mais mes fidèles sont partis.
Dieu, je reste seul dans ta maison.
J'en ai l'air, mais le dire, à quoi bon?

Si ton pape m'a fait perdre l'affaire,
J'irais tout droit, tout droit en enfer
Mais j'essaierai encore à la messe de midi
Le sermon du boogie woogie:

"Mes biens chers frères, mes biens chères soeurs, encore une fois
Reprenez avec moi tous en choeur:

Pas de boogie woogie avant vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Maintenant l'amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Éternel, donc
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir.
Ne faîtes pas de boogie woogie avant vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Ne faîtes pas de boogie woogie avant de faire vos prières du soir.
(Boogie woogie, pas de boogie woogie)
Maintenant l'amour est devenu péché mortel.
Ne provoquez pas votre Père Éternel, donc
Pas de boogie woogie avant vos prières du soir."

mercredi 30 mai 2012

Un bon job!

Selon le site 'Lexpression" Monsieur Sarkozy Nicolas se reconvertit dans le conseil aux Banques: "Nicolas Sarkozy s'est rendu au siège de la banque d'affaires Mourty & Dugrossac pour discuter de sa reconversion dans le business. L'ex-président se verra confier des missions de conseil dans le cadre d'opérations internationales menées par le prestigieux établissement fondé en 1967 par Jean-Charles Mourty et Alfred-Edouard Dugrossac. Sa première mission concernera la prise de contrôle d'une entreprise française de l'agroalimentaire par un conglomérat russe bâti autour d'un champ gazier de la Transnistrie. Sarkozy pense à l'investissement nécessaire à une prise de participation majoritaire. Ce montant ne devrait guère dépasser trois milliards d'euros." Il est intéressant de savoir ce qu'est la "Transnistrie", de connaître ses tenants et aboutissants, de constater que "cet état" nourrit une mafia impressionnante quand la population est miséreuse: http://www.editoweb.eu/nicolas_maury/Lumiere-sur-la-Republique-Moldave-du-Dniestr-la-Transnistrie_a5143.html http://www.grognards.org/t2146-transnistrie

lundi 21 mai 2012

Le bon sens

Dans "La vie des abeilles", Maurice Maeterlinck dénonce "l'argument insatiable" qui consiste à prétendre que l'abeille "n'a d'intelligence que celle qui s'agite vaguement dans l'étroite prison d'un instinct surprenant mais invariable". Maeterlinck a de nombreux exemples qui prouvent la capacité des abeilles à analyser, tester, découvrir, inventer, s'adapter... Il affirme que cet "argument insatiable" "émane de "ce simple bon sens" qui fait souvent beaucoup de mal et qui répondait à Galilée: «Ce n'est pas la terre qui tourne puisque je vois le soleil marcher dans les cieux, remonter le matin et descendre le soir, et que rien ne peut prévaloir sur le témoignage de mes yeux.» Le bon sens est excellent et nécessaire au fond de notre esprit, mais à la condition qu'une inquiétude élevée le surveille et lui rappelle au besoin l'infini de son ignorance; sinon il n'est que la routine des parties basses de notre intelligence. Ne vivre que de répétitions, que de mémoire, que de rites, que d'habitudes, que de certitudes empêche d'évoluer.

Apprendre!

François Hollande, à peine devenu Président de la République française, a tenu à dire sa profonde volonté de faire en sorte que l'Ecole Publique redevienne la base de la République. Comme cela fait du bien de retrouver des mots pleins de noblesse: étude, savoir, science, connaissance, éveil, conscience... "Par son œuvre de législateur, Jules FERRY a fait de l'école publique ce qu'elle est : un droit. Tous les enfants de France ont le droit d'étudier. Ils en ont même le devoir. Personne ne peut se voir refuser ce droit, nul ne peut s'exonérer de ce devoir. Mais l'Ecole est bien plus que cela. L'école est l'esprit de la République. Je veux qu'elle retrouve tous les moyens d'être fidèle à sa vocation. Je veux lui rendre sa confiance en elle-même, sa foi dans ses propres capacités, sa volonté d'être conforme à son histoire et à son avenir. L'Ecole a besoin de réformes. Elle attend aussi de la considération de la Nation et du soutien de l'Etat. Mais elle doit aussi être assurée de ses ressources. On ne peut enseigner correctement sans un encadrement suffisant de nos enfants. C'est la raison de mon engagement à recruter 60 000 personnels sur la durée de mon mandat. Le 1er août 1879, comme ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts, Jules FERRY soulignait la nécessité d'une bonne formation de ceux qui sont appelés à dispenser l'enseignement : « Car savoir est une chose, enseigner ce qu'on sait est une chose bien plus difficile. On peut être un bachelier très éminent et cependant être un très mauvais maître d'école. Cette nécessité d'une préparation toute professionnelle est manifeste pour ces délicates fonctions ». Comment a-t-on pu renier cette déclaration de bon sens ? Voilà pourquoi je rétablirai la formation professionnelle des enseignants. Pour honorer ses missions, je sais pouvoir compter sur le dévouement, le courage, des personnels de l'Education nationale. C'est vers eux que je me tourne, c'est à eux que j'adresse mes premiers mots en tant que président de la République. Aux professeurs des écoles, aux enseignants du secondaire, aux universitaires, aux chercheurs, à tous les agents -- des plus modestes au plus prestigieux -- à tous ceux qui ont fait le choix de servir la connaissance et d'éveiller les consciences, je veux dire : vous êtes au service de la France. Je sais la difficulté de votre tâche. J'en sais la grandeur. Les années qui viennent doivent être celles d'une nouvelle hiérarchie des valeurs, au sommet de laquelle la science, l'intelligence, la volonté d'apprendre et de transmettre seront les vertus les mieux reconnues et les plus respectées." ...

samedi 31 mars 2012

10 mars 1906

Catastrophe minière de Courrières: 1 109 morts officiellement.
L' Horreur.
Il faut savoir: http://fr.wikipedia.org/wiki/Catastrophe_de_Courrières

J'ai connu un coup de grisou quand j'étais en classe à Calonne-Ricouart (en juin 1954).
Il eut lieu à la mine de La Clarence (entre Divion, Marles, Calonne-Ricouart); certaines galeries étaient creusées à près de 950m sous terre, il y faisait une chaleur difficile à supporter.
L'école publique de Calonne-centre était à 3 km du carreau de la mine.
Les vitres de la classe ont tremblé puis est venu un énorme bruit, un vrombissement, une sorte de roulement.
Nous (les élèves) avons fait un silence terriblement assourdissant que j'entends encore!!!
Les 79 morts et 23 blessés de 1912 et le souvenir de Courrières (10 mars 1906) est dans les mémoires de chaque élève; on en parle souvent autour de nous.
Au Maroc et en Guadeloupe, j'ai vécu un tremblement de terre; c'est nettement moins effrayant!
L'instituteur de la classe voisine est vite parti chez lui voir l'état de sa maison située à deux pas d'un puits d'aération (dit Salonique).
Il est revenu bouleversé; les vitres et la toiture avaient volé en éclat; personne du secteur n'avait été touché.
Nos voisins sont allés aux grilles de la fosse chaque matin.
Plusieurs jours après, leur fils était retrouvé pulvérisé.
Il y eut 10 tués.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Compagnie_des_mines_de_La_Clarence


Ces souffrances, ces discussions, ces solidarités, ces amitiés resteront gravées en moi à jamais.
La misère des gueux (nobles individus d'un courage innommable) mérite un énorme respect.

samedi 24 mars 2012

Une aubaine

(réflexion du 23/03/2012)
Les français saturaient de l'unique sujet: "la campagne présidentielle" qui tournait en rond et leur prenait la tête.
Surtout que les candidats n'avaient rien à dire de neuf, d'autre que "le Libéralisme", sauf Mélanchon.
Ouf, une belle affaire, bien crade, bien crapuleuse, bien raciste, bien anti-religieuse, bien sanguinolente, digne de Gala, arrive pour que les médias puissent emplir les journaux écrits, radiophoniques ou télévisés.
Ô Toulouse, tu donnes du grain à moudre à ceux qui s'essoufflent!
Et la France de geindre et le Président d'en faire un max!
Et les autorités religieuses, policières étatiques de venir sur le devant de la scène.
Et les candidats d'y aller d'une petite présence, d'une belle phrase.
Et les moutons de suivre.
Écoutez ce qui se dit partout au conditionnel, avec des psychiatres, des criminologues, des spécialistes de tous ordres investis d'un savoir, d'une compétence hors du commun; si ce n'est qu'à bien lire, écouter, ils disent comme le commun des mortels.
Et le peuple, de toujours attendre de vivre mieux, d'avoir une vision d'avenir, d'avoir un espoir, d'être certain que les inégalités excessives cessent (salaire, justice, logement, travail).
Prendre une vie, quelle qu'elle soit est ignoble et il faut évidemment poursuivre l' acteur de ces gestes et l'empêcher de répéter cette horreur.
Le drame est horrible, comme tous les drames, comme tous les accidents, comme toutes les catastrophes.
Mais faut-il que la vie politique s'arrête?
Faut-il que le projet de vie, de survie, d'avenir, de 60 millions de citoyens ne soit plus un sujet préoccupant?
Les mondes économiques, commerciaux, industriels, scientifiques eux ne s'arrêtent pas et c'est normal!
Un abruti haineux peut-il bloquer l'activité d'un pays.

jeudi 8 décembre 2011

Mise en parallèle malveillante

Le président Nicolas Sarkozy a annoncé jeudi (8/12/2011) matin à la presse, lors d'une visite à l'hôtel de police de Marseille, le décès d'un policier grièvement blessé dans une fusillade fin novembre, après s'être rendu à son chevet à l'hôpital Nord. "Je vous annonce le décès du policier Eric Lales, abattu froidement", a déclaré le chef de l'Etat, expliquant qu'il venait d'"assister aux derniers instants de sa vie".
"Il laisse une jeune femme veuve et deux petites filles", a ajouté le chef de l'Etat. Eric Lales, un père de famille de 37 ans, avait été atteint d'une balle de kalachnikov dans la tête et de deux à l'épaule, à l'issue d'une course-poursuite à Vitrolles (Bouches-du-Rhône) avec des malfaiteurs, auteurs d'une série de cambriolages dans la nuit du 27 au 28 novembre dans plusieurs villes du département.
(Le Monde.fr)

Les policiers auront ce qu'ils demandent : des fusils à pompe, avant d'obtenir prochainement des armes automatiques; et ça mènera à quoi?.(note personnelle)

Des citoyens réservistes dans le plan "anti hold-up"
Diego Martinez du syndicat SGP Unité Police FO dit: "Dans certaines banlieues l'économie souterraine prospère. Depuis des années, on promet de nettoyer, mais les résultats ne sont pas là" dénonce le policier, qui y voit la démonstration de "l'échec de ce qui a été initié en matière de sécurité depuis 10 ans". "Les faits sont en totale opposition avec le discours du gouvernement" poursuit-il, déplorant qu'avec les difficultés rencontrées aujourd'hui par la police, comme la RGPP (révision générale des politiques publiques) et les baisses d'effectifs, elle n'est "plus en capacité de protéger efficacement la population."
Il s'inquiète aussi de "l'arrivée de réservistes citoyens dans les renforts policiers du plan 'anti hold-up'" qui vient d'être lancé pour le mois de décembre lors duquel "les mouvements d'argent sont plus importants avec les fêtes"."Ce principe de mettre du bleu dans la rue donne à la population l'impression d'une présence importante de policiers. C'est une illusion."
Céline Rastello – Le Nouvel Observateur

Par ailleurs:
Mort d'un chômeur privé d'EDF: émotion et indignation à Orléans
Publié le 02.12.2011, 18h41 par Le Parisien .fr

La mort d'un chômeur d'Orléans, tué dans l'incendie de son appartement provoqué par une bougie peu après la coupure de son électricité pour cause d'impayés, a provoqué vendredi une vague d'émotion et d'indignation dans son quartier, tandis qu'EDF justifiait sa décision.
Le président de la région Centre, François Bonneau, s'est indigné de cette mort "aussi absurde que cruelle".
"L'enchaînement funeste d'un chômage qu'on sait handicapant passée la cinquantaine, de loyers et de factures d'énergie qu'on ne parvient plus à payer, ont conduit cet homme à une fin aussi absurde que cruelle", déclare le dirigeant socialiste dans un communiqué.
"Nous ne pouvons pas accepter que les situations de précarité et d'exclusion que nous constatons quotidiennement mettent ainsi en danger les plus fragilisés vers lesquels doit tendre l'action publique", conclut-il.

(Cette déclaration ne mange pas de pain. -remarque personnelle)


Jacques dit:"Pour ce drame, pour cette mort, aucun Président des français, aucun Ministre de l'emploi, aucun Ministre des finances, aucun représentant de l'EDF... Ces minables qui ne foutent rien, ne votent pas, n'ont plus d'énergie, ne sont plus que des rats de ruisseau! Basta! Même les médias n'ont relaté l'évènement que si peu et sans répétition! La "Société" court à sa perte. Quand des hommes oublient leurs frères, la fin est proche!"

samedi 3 décembre 2011

Sécurité Sociale: rappels et vérités

Je lis ce qui suit qui redonne le rapport existant entre le citoyen et sa Sécurité Sociale.
L’État n'a pas à chercher à la supprimer pour la donner au secteur des banques privées qui vont s'offrir l' "Assurance Santé" et faire un argent colossal. Entre parenthèses, il en va de même pour l' École de la République, pour l'eau, le gaz, l'électricité, les autoroutes, le chemin de fer, la poste... Alors que les catastrophes ont été constatées aus USA et en Grande Bretagne!


Michel Cialdella, ancien administrateur de la CPAM de Grenoble
6, rue Joseph Bertoin
38600 Fontaine
michel.cialdella@orange.fr
Fontaine, le 25 octobre 2011
Madame Valérie PECRESSE
Ministre du Budget
communication.dgme@finances.gouv.fr
Madame la Ministre.
Comme à chaque fois qu'il est question de son budget les adversaires de la Sécurité sociale
évoquent des fraudes qui selon vous seraient massives. Une première réaction c'est que l'ENA et HEC ça ne prépare pas forcément à la compréhension de l'institution SÉCURITÉ SOCIALE. Le
Ministre sous la responsabilité duquel elle s'est mise en place, Ambroise Croizat était un ouvrier métallurgiste, communiste et Résistant. Vous, l'oeil fixé sur la calculette vous traitez les assurés avec un mépris total. Vous et vos semblables lorsque vous évoquez la Sécurité sociale c'est seulement à travers ce que vous appelez « Le trou » alors qu'elle est d'abord le moyen d'accéder aux soins.
Sachez, Mme la ministre, qu'il s'agit d'abord d'une conquête des forces progressistes contre la droite et le patronat. La CGT, le parti communiste français qui étaient membre du Conseil National de la Résistance ont joué, ne vous en déplaise, un rôle déterminant dans la mise en place du système. Ce que confirme Henry C. Galant, chercheur américain : « Les défenseurs les plus actifs' du nouveau plan de sécurité sociale et de son application étaient les communistes et la CGT... C'est grâce aux efforts de la CGT que les caisses furent prêtes à fonctionner à la date prévue » (1).
Pierre Laroque qui s'y connaissait en la matière devait dire « Dans la conception française, la sécurité sociale doit, non seulement donner aux travailleurs un sentiment de sécurité, mais aussi leur faire prendre conscience que cette sécurité est leur propre fait, qu'ils en ont le mérite et la responsabilité » (2).
Il disait également en 1946 : « Le plan de sécurité sociale ne tend pas uniquement à l'amélioration de la situation matérielle des travailleurs, mais surtout à la création d'un ordre social nouveau dans lequel les travailleurs aient leur pleine responsabilité. C'est ce qui a amené à concevoir le plan de sécurité sociale dans le cadre d'organisation unique gérée par les intéressés et couvrants l'ensemble de la sécurité sociale ».(3)
En 1995, dans un entretien à la revue "Le Droit Ouvrier" il dira : « Nous avons eu la chance, si c'est une chance, que la CGT ait été pratiquement seule en 1945 à représenter le monde du travail, et qu'elle nous ait complètement appuyés parce qu'elle se sentait responsable » (4).
J'ai entendu, sur RTL, le ministre Xavier Bertrand. Il s'en prenait avec véhémence aux arrêts de travail, prétendant qu'un arrêt sur six était frauduleux. Ces chiffres sont pour moi fantaisistes. Tout d'abord ce sont les médecins qui prescrivent. Allez donc leur dire qu'ils sont des fraudeurs. De plus si l'on est contrôlé la veille de la reprise de travail (ce qui arrive fréquemment) il paraît évident que le patient est en capacité de reprendre son travail. Dans ce cas parler d'abus est pour le moins... abusif. Monsieur Bertrand n'a sans doute jamais mis les pieds dans une usine... pour travailler, je veux dire. Que connaît-il des conditions de travail qui font qu'un ouvrier a une espérance de vie inférieure de 7 ans à celle d'un cadre supérieur ? Ce discours réactionnaire était déjà celui que les adversaires de la sécurité sociale prononçaient dès l'origine. Il faut le nommer, c'est un discours de lutte des classes. Cette lutte des classes qui n'existerait que dans l'imaginaire des marxistes est évoquée par l'un des hommes les plus riches de la planète, Warren Buffett, en ces termes "La guerre des classes existe, c'est un fait, mais c'est la mienne, la classe des riches, qui mène cette guerre, et nous sommes en train de la remporter" .(5)
Exemples de 1948 (6) :La chambre de commerce de Paris dans un rapport adopté le 10 novembre 1948 : « la sécurité sociale est devenue pour l'économie une charge considérable qui .risque de compromettre le redressement du pays »
« Les salariés ont voulu profiter de traitement dont il n'avait peut-être pas un besoin certain. La moindre maladie a été le prétexte de repos plus ou moins prolongé. L'absentéisme s'est développé».
« ... raison de cet accroissement de dépenses : les accidents insignifiants pour lesquelles autrefois on se bornait à un simple pansement, tandis que maintenant on va trouver le médecin ».
« Un médecin donnera facilement 15 jours de repos pour une petite grippe ou pour un léger
accident. La fraude est donc d'autant plus grande que la caisse est plus concentrée ».
Vous voulez donner des leçons de modernité et vous avez le discours des réactionnaires d'il y a 63 ans !
Il est regrettable qu'un ministre du travail ne se penche pas plus sérieusement sur les raisons qui font qu'un salarié est mis en arrêt maladie. Sait-il que 70 % des ouvriers travaillent en contact avec des produits toxiques ? Sait-il que les troubles musculo-squelettiques (dont vous êtes à l'abri) sont la première cause de maladie professionnelle ? Que fait-il pour qu'il n'y ait pas 400 suicides par an liés au travail ? Il est de notoriété publique que nous ayons une sous reconnaissance des maladies professionnelles. Que fait-il ? C'est plus facile d'insulter les salariés à l'Assemblée Nationale que de régler les problèmes de souffrance au travail.
Vous prétendez que l'ensemble des fraudes sociales est "à peu près de l'ordre de 20 milliards
d'euros", soit environ 10% du budget de la Sécurité sociale ! Il serait intéressant de savoir comment vous arrivez à ce chiffre. Et puis nous aimerions vous voir, vous ministre du Budget, vous en prendre à la fraude fiscale qui est au minimum le double ! Nous pourrions évoquer les milliards que vous avez octroyés aux banquiers frauduleux. Et vous semblez prêts à recommencer au risque d'encourager la fraude ! Avant de donner des leçons, commencez donc par balayer devant les portes de vos cupides amis. Mais la cupidité suffit-elle à expliquer ce qui pousse quelqu'un à vouloir encore gagner des millions quand il a déjà amassé des milliards ? Peut-être avons-nous affaire à quelque chose de plus proche de la gloutonnerie, un besoin psychotique de s'empiffrer alors qu'on n'a plus faim (8).
Le déficit de la Sécurité sociale doit-il être ou non réduit, et si oui par quelles mesures ? Ce n'est pas à l'économiste de répondre, mais au citoyen, affirme le professeur Albert Jacquard.(7). Ce n'est pas aux ministres non plus, qui sont des serviteurs (l'ont-ils oublié ?), mais au Peuple (le souverain) et notamment aux salariés qui de plus sont majoritaires. Vous n'avez aucune légitimité pour casser notre SECU, elle nous appartient ! Au non de quoi ceux qui produisent les richesses de notre pays (qui vous paie), devraient-ils être spoliés de leur conquête ? Comme l'a écrit Pierre Laroque en 1946 ! "Nous voulons que demain les travailleurs considèrent que les institutions de Sécurité sociale sont des institutions à eux, gérées par eux et où ils sont chez eux".
Que de dégâts depuis !
La réalité c'est que nous vivons une crise majeure qui vous sert de prétexte pour massacrer nos acquis, qui ne doivent rien à la droite, mais tout aux luttes de générations de travailleurs. Cette crise, ni le gouvernement, ni ses économistes n'ont vu venir (gouverner c'est prévoir ?). Cette crise c'est la votre et vous voulez nous la faire payer !
" Jusqu'ici l'art de gouverner n'a été que l'art de dépouiller et d'asservir le grand nombre au profit du petit nombre, et la législation le moyen de réduire ces attentats en système... ".(9) Robespierre dit l'Incorruptible.
On dirait que cela continue. « Jamais les maux de la société ne viennent du peuple, mais du gouvernement. » Robespierre. (9).
Michel Cialdellacitoyen en colère
(1) « Histoire politique de la sécurité sociale française 1945-1952 », Henry C. Galant.
(2) Pierre Laroque « de l'assurance sociale à la sécurité sociale », cité par Henry C. Galant.
(3) "Recueille d'écrits de Pierre Laroque" la documentation française, mai 2005.
(4) "Le Droit Ouvrier" Octobre 1995.
(5) "La guerre des classes" François Rein; Fayard; 2008
(6). "Histoire de la sécurité sociale (1945-1967)" Bruno Valat. Éditions Economica. Octobre 2001.
(7) 'Mon utopie"; Albert Jacquard ; Stock; 2006.
(8) "La menace américaine"; Théodore Roszak; Le cherche midi; 2004.
(9) "Robespierre : Sur la République, discours à la Convention le 10 mai 1793.

Je dis: "Jamais une loi sociale pouvant soulager les salariés n'a été proposée par le patronat."

samedi 26 novembre 2011

Travailler plus...

Je sais que je vais encore étonner en dévoilant ma source d'information:
http://www.la-croix.com/Actualite/S-informer/France/Hopitaux-poussee-de-fievre-chez-les-praticiens-sur-le-paiement-des-RTT-_NG_-2011-11-24-739577.

Voici des mauvais citoyens qui exigent des compensations parce qu'ils travaillent plus.
Ce n'était pas comme cela que d' "aucun" voyait le slogan "travailler plus pour gagner plus!

En tout cas cette affaire va à la fois embarrasser le gouvernement et le ravir.
L'embarrasser, parce qu'il faudra bien lâcher de l'argent.
Le ravir parce que:
- cet argent ira "encore" dans le secteur des hôpitaux publics et cette contrainte permettra de montrer du doigt les dépenses réalisées pour les "nantis" plus ou moins fonctionnarisés;
- ceci prouvera que les RTT de Martine Aubry (donc des rouges-socialistes-incapables de gérer-poussant à la roue de la fainéantise, du gaspillage de l'argent public) sont une catastrophe pour la Sécurité Sociale et pour les citoyens, même les non-malades;
- ceci montrera que les hôpitaux publics sont à "rénover" c'est à dire à libéraliser ou plutôt à laisser s'enfoncer dans une impossibilité de gestion et donc de permettre au secteur privé de prendre davantage en charge les actes rentables "pour soulager les lits du public"!

Je m'attends à une belle campagne de dénigrement.