Chérèque et ses amis sont choqués!
Selon Ouest-France.fr du samedi 21 février 2009 :
FO devant la justice pour un tract « pornographique » - Finistère
Injurieux... ? Le tract, distribué par FO début janvier aux personnels de Bibus à Brest, est loin de plaire à la CFDT qui assigne le syndicat en Justice.
L'affaire démarre par un tract de FO diffusé le 9 janvier dernier aux salariés de Bibus, ... Des négociations annuelles sont en cours entre la CFDT, syndicat majoritaire (368 adhérents chez Bibus pour 465 salariés) et la direction. Elles portent sur les salaires, conditions de travail, la revalorisation des tickets restaurant...
Le document FO reproduit un dessin. On y voit la CFDT incarnée par une personne se faisant sodomiser par un patron fumant le cigare. À côté, FO porte une ceinture de chasteté...
Le tract a choqué. La direction de Bibus a réclamé, en référé, le 22 janvier dernier, l'arrêt de sa diffusion. Elle a obtenu gain de cause le 29 janvier...
Pour la direction, « le tract dépassait largement le cadre de la liberté d'expression syndicale », précise Jean-Philippe Deloge, directeur marketing à Bibus.
La CFDT est scandalisée. Elle assigne FO en justice le 3 mars prochain. « C'est clairement un tract pornographique qui constitue un outrage et une injure pour nous, décrit Patrick Cevaer, délégué syndical CFDT Bibus. Nous avons demandé des excuses.»
« Nous n'étions pas d'accord avec les négociations, rétorque Serge Bouchon, délégué syndical FO à Bibus. La CFDT négocie toujours au ras des pâquerettes. Notre parole ne vaut rien puisque nous sommes minoritaires. Nous avons donc voulu taper fort. C'est dans ce contexte que nous avons repris ce dessin paru dans une publication. Nous voulions montrer que FO Bibus n'était pas morte. » Selon Serge Bouchon, le dessin « n'avait rien de pornographique. Il entendait être humoristique ».
Sophie MARÉCHAL.
Commentaire du Canard Enchaîné du 25/02/2009 :
FUMER PEUT BLESSER
Dans un réseau de transports brestois, le syndicat FO avait distribué un tract jugé injurieux par la CFDT, qui attaque FO en justice en dénonçant « un tract clairement pornographique ». On y voyait, précise « Ouest France » (21/2), « la CFDT incarnée par une personne se faisant sodomiser par un patron fumant le cigare ».
Sans oublier la propagande déguisée pour le tabac !
Jacques dit:
La collusion que montre la CFDT avec le patronat ou avec le gouvernement me passe par les trous de nez!
Certains n'y vont pas avec le dos de la cuillère. Ceci dit, pourquoi pas?
Le bouquet, c'est quand la CFDT soutient (plus que fortement) la plainte d'une direction d'usine et mène un autre syndicat devant les tribunaux pour faire plaisir à celle-ci.
Alors là, je crie: "C'est scandaleux!"
mercredi 4 mars 2009
mardi 3 mars 2009
Pwofilasyon
Article de Jean-Luc Porquet(Le Canard enchaîné» - mercredi 25 février 2009 -)
Comme il est dérangeant, ce mot créole! Comme il peine à se frayer un passage dans les médias, d'ordinaire si friands d'expressions nouvelles et imagées. La plupart de ceux qui évoquent le LKP, le collectif à l'origine de la grève illimitée en Guadeloupe, se bornent à ces initiales. Ceux qui donnent leur signification, Liyannaj Kont' Pwofitasyon, fournissent généralement cette traduction: « Collectf contre l'exploitation outrancière ». Comme s'il y avait une exploitation présentable et une autre qui vraiment exagère... Ce que veut dire pwofitasyon, on le sent, c'est bien autre chose: la description d'un système où le profit est devenu à ce point dominant qu'il écrase tout sur son passage. Pwofitasyon : même s'il rappelle à certains la « bravitude » de Ségolène, c'est, au fond, un vrai coup de génie, ce mot! A peine l'entend-on que ça saute à l'oreille: ce n'est pas seulement de la Guadeloupe qu'il parle, c'est de nous tous.
Sauf de Sarkozy évidemment: la preuve, il est quasiment le seul à avoir fait la sourde oreille, ou du moins à faire semblant de ne rien entendre de ce que dit le LKP, et ne rien voir de la grève illimitée, désormais quand il y a une grève dans ce pays elle passe inaperçue, n'est-ce pas...
Pourtant, voyez le tableau qu'on nous dresse de la situation économique de la Guadeloupe: ces « grands groupes qui étranglent le marché », cette « déréglementation tous azimuts », ces « exonérations de cotisations sociales patronales », est-ce que nous en sommes, en métropole, si éloignés ? Ces « prix scandaleux », cette « discrimination raciale à l'embauche », cette « explosion du foncier », ça ne vous dit rien? Et même cette « économie en coupe réglée », ce « 1 % de la population qui contrôle 40 % de l'économie» ?
L'écrivaine guadeloupéenne Gerty Dambury le dit: la pwofitasyon, c'est « la pérennisation d'un système de domination d'une caste sur un plus grand nombre - à savoir, osons le mot: le peuple» (1'« Huma », 23/2). Elle rappelle que la lutte du LKP est souvent caricaturée, réduite à une simple demande de 200 euros d'augmentation, histoire de mieux passer sous silence « les propositions (et non pas les simples revendications) faites par ces hommes et ces femmes sur des questions aussi diverses que l'environnement, les droits et les libertés syndicales, la culture, la production agricole, la pêche ».
Il suffit de lire le magnifique « Manifeste pour les produits de haute nécessité »(1), écrit par une dizaine d'écrivains, d'artistes et de professeurs guadeloupéens, pour s'en apercevoir: ce qui se passe à la Guadeloupe n'est pas qu'une affaire locale, exotique. Elle déborde de l'île, elle a du souffle, de l'ampleur, de l'énergie, une détermination, et un vocabulaire: « Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. »
(1) On peut le lire, entre autres, sur le site Mediapart.
Jacques dit:
Et si ce mécontentement exprimé sonnait le réveil des personnes en difficulté en France métropolitaine? Et comme disait un leader du LKP ce 05 mars 2009 au matin de la signature du protocole d'accord entre État, LKP et Patronat: "Je sais qu'en Métropole une grève est prévu le 19 mars. Pour obtenir quelque chose, il faut cesser ces grèves "saute-mouton" et mener des grèves générales dans la plus grande solidarité! Nous venons de prouver qu'elles permettent de faire aboutir les revendications du peuple."
Article de Jean-Luc Porquet(Le Canard enchaîné» - mercredi 25 février 2009 -)
Comme il est dérangeant, ce mot créole! Comme il peine à se frayer un passage dans les médias, d'ordinaire si friands d'expressions nouvelles et imagées. La plupart de ceux qui évoquent le LKP, le collectif à l'origine de la grève illimitée en Guadeloupe, se bornent à ces initiales. Ceux qui donnent leur signification, Liyannaj Kont' Pwofitasyon, fournissent généralement cette traduction: « Collectf contre l'exploitation outrancière ». Comme s'il y avait une exploitation présentable et une autre qui vraiment exagère... Ce que veut dire pwofitasyon, on le sent, c'est bien autre chose: la description d'un système où le profit est devenu à ce point dominant qu'il écrase tout sur son passage. Pwofitasyon : même s'il rappelle à certains la « bravitude » de Ségolène, c'est, au fond, un vrai coup de génie, ce mot! A peine l'entend-on que ça saute à l'oreille: ce n'est pas seulement de la Guadeloupe qu'il parle, c'est de nous tous.
Sauf de Sarkozy évidemment: la preuve, il est quasiment le seul à avoir fait la sourde oreille, ou du moins à faire semblant de ne rien entendre de ce que dit le LKP, et ne rien voir de la grève illimitée, désormais quand il y a une grève dans ce pays elle passe inaperçue, n'est-ce pas...
Pourtant, voyez le tableau qu'on nous dresse de la situation économique de la Guadeloupe: ces « grands groupes qui étranglent le marché », cette « déréglementation tous azimuts », ces « exonérations de cotisations sociales patronales », est-ce que nous en sommes, en métropole, si éloignés ? Ces « prix scandaleux », cette « discrimination raciale à l'embauche », cette « explosion du foncier », ça ne vous dit rien? Et même cette « économie en coupe réglée », ce « 1 % de la population qui contrôle 40 % de l'économie» ?
L'écrivaine guadeloupéenne Gerty Dambury le dit: la pwofitasyon, c'est « la pérennisation d'un système de domination d'une caste sur un plus grand nombre - à savoir, osons le mot: le peuple» (1'« Huma », 23/2). Elle rappelle que la lutte du LKP est souvent caricaturée, réduite à une simple demande de 200 euros d'augmentation, histoire de mieux passer sous silence « les propositions (et non pas les simples revendications) faites par ces hommes et ces femmes sur des questions aussi diverses que l'environnement, les droits et les libertés syndicales, la culture, la production agricole, la pêche ».
Il suffit de lire le magnifique « Manifeste pour les produits de haute nécessité »(1), écrit par une dizaine d'écrivains, d'artistes et de professeurs guadeloupéens, pour s'en apercevoir: ce qui se passe à la Guadeloupe n'est pas qu'une affaire locale, exotique. Elle déborde de l'île, elle a du souffle, de l'ampleur, de l'énergie, une détermination, et un vocabulaire: « Il y a des myriades de compétences, de talents, de créativités, de folies bienfaisantes, qui se trouvent en ce moment stérilisés dans les couloirs ANPE et les camps sans barbelés du chômage structurel né du capitalisme. »
(1) On peut le lire, entre autres, sur le site Mediapart.
Jacques dit:
Et si ce mécontentement exprimé sonnait le réveil des personnes en difficulté en France métropolitaine? Et comme disait un leader du LKP ce 05 mars 2009 au matin de la signature du protocole d'accord entre État, LKP et Patronat: "Je sais qu'en Métropole une grève est prévu le 19 mars. Pour obtenir quelque chose, il faut cesser ces grèves "saute-mouton" et mener des grèves générales dans la plus grande solidarité! Nous venons de prouver qu'elles permettent de faire aboutir les revendications du peuple."
lundi 2 mars 2009
Violence
Plus la violence est en déclin, plus le sentiment d'insécurité s'accroit!
Historien-chercheur à l’Université de Villetaneuse-Paris XIII et visiting professor à l’université du Michigan (Etats-Unis, ROBERT MUCHEMBLED vient de publier (février 2009) Histoire de la violence aux éditions du Seuil.
« Par violence, j’entends tout acte de brutalité effectué par une personne sur un tiers, verbalement, mais surtout physiquement, pouvant entraîner la mort : torrent d’injures et de menaces, mais surtout bagarres, rixes, duels, lynchages, crimes, meurtres et assassinats, en un mot toutes les relations d’agressivité excessives et anormales entre les individus, quand il est fait usage de la force physique. J’exclus naturellement du champ de cette violence la guerre - même si elle est liée à des pulsions identiques de l’être humain et concerne la même, catégorie d’individus, majoritairement des jeunes et de sexe masculin..
La violence et l’agressivité reste majoritairement un phénomène juvénile et masculin. La baisse de la violence depuis la fin du Moyen Âge est une donnée objective.
… En Artois, par exemple aux XVIème et XVIIème siècles, il y avait des bandes organisées qui s’affrontaient de village à village, des centaines de personnes, armées de triques, de gourdins, d’outils de paysan ou même de poignards ou d’épées qui se battaient jusqu’à ce que l’une d’elle reste sur le carreau. Ceci était banal dans les relations sociales de l’époque même si l’église et le pouvoir royal réprouvaient ce genre de pratique. J’ai trouvé jusqu’à 3 500 pardons royaux accordés à des meurtriers qu’il paraissait presque naturel de gracier puisque telle ou telle bonne raison permettait de minorer leur acte, tant la violence semblait une chose ordinaire…
L’homicide a toujours été un crime réprouvé (« Tu ne tueras point. »). Mais cela n’a jamais empêché les individus de se battre et de se trucider… La violence révèle la nature prédatrice et barbare de l’être humain. Le meurtre était considéré comme une affaire privée entre les individus, les familles ou les clans. On tuait, on se vengeait et ce cycle infernal pouvait se prolonger sur plusieurs générations. La justice était peu intéressée par ce genre d’affaires privées, trop nombreuses, trop difficiles à traiter, où les coupables étaient protégés par une communauté tout entière ou bien s’étaient enfuis.
En France ce n’est qu’à partir de la moitié du XVIème siècle qu’ a été défini l’homicide et que l’on condamne systématiquement à mort les assassins et meurtriers. Æ partir de ce moment là, en l’espace de quatre siècles, le nombre de crimes de sang a été divisé par cent.
Ce qui a surtout d’enrayer la violence, c’est « la civilisation des mœurs » (Norbert Élias) apparue au XVIIIème, avec : interdiction du duel entre gentilshommes, désir du contrôle de soi, en particulier des pulsions agressives et destructrices dans l’aristocratie, l’arrivée d’un nouveau langage et de nouvelles conduites, (ne rien laisser paraître, affecter de l’indifférence, s’exprimer noblement et de manière raffinée, …). Ces mœurs de la cour se sont étendues à la bourgeoisie puis aux classes populaires pendant tout le XIXème.
Le sentiment d’insécurité n’est jamais lié à la réalité ! Dans notre monde moderne, d’où la violence est à peu près éradiquée, c’est même devenu une caricature. Bien sûr, dans le métro, vous pouvez être agressé verbalement ou physiquement par des individus qui en veulent à votre porte monnaie, qui vous bousculent et vous crachent dessus ou vous rouent de coups. Mais ce phénomène est complètement marginal, statistiqueme,nt très faible. Un siècle plus tôt, vers les années 18430-1840, entre les périodes révolutionnaires, là, oui, il y avait de l’insécurité. Le bourgeois ne sortait qu’avec sa canne-épée et aucune femme n’était dehors la nuit… N’en déplaise à toutes les statistiques du monde et à tous les journalistes qui montent régulièrement en épingle le moindre fait divers, le taux de criminalité s’est à peu près stabilisé. Pourtant il est amusant de constater que dès que la violence disparaît (Belle Époque, tournant du XXème), une vaste littérature populaire, ancêtre de nos tabloïds modernes et de nos médias de masse actuels se chargent d’un rôle presque cathartique (Fantômas, Judex…). Le roman policier naît. Pis, on invente avec frénésie un danger imaginaire : les fameux « apaches », les charcutiers de Belleville ou les bouchers de la Villette, ces marginaux assoiffés de sang… toujours prêts à trucider le bourgeois…. On a toujours besoin d’agiter des épouvantails et de faire peur.
Il est vrai que dans les dernières décennies il y a une relative remontée de violence en Occident, mais il est trop tôt pour parler de tendance profonde. Mais une chose est sûre, tout ce que l’on range derrière les mots « insécurité », « quartiers », « banlieue », « jeunes » etc. est sans commune mesure avec ce qui se passait il y a ne serait-ce qu’un siècle.
Hormis dans le banditisme et le milieu de la drogue, dans les bandes organisées on se chicorne rarement à l’arme blanche ou au fusil de chasse. En tout cas, on ne relève que rarement des morts sur le carreau.
…
Les risques de violence sont inégaux selon les régions du globe : on a aujourd’hui soixante fois moins de « chances » de mourir trucidé au Japon ou au Royaume Uni qu’en Colombie. Les îlots de sécurité restent les pays les plus riches et les plus industrialisés…
Notre civilisation, globalement apaisée, hédoniste et riche, arrivera-t-elle à sublimer ou à canaliser les pulsions brutales de sa jeunesse prise dans l’éternel conflit des générations
Depuis l’aube des temps, maintenant qu’il n’y a plus de conflit ni de guerre sur notre sol ? Il faudrait éviter que ces débordements n’envahissent les marges déshéritées des grandes métropoles perpétuellement au bord de l’explosion. Ce sera sans doute le grand défi du XXIème siècle."
(selon Télérama du 25/02/2009)
Jacques dit:
Voici une étude poussée, vérifiée et argumentée pour tordre le cou à des idées reçues, des mensonges colportés par une volonté psychique de faire (ou de se faire) peur!
Science et conscience...
Mais, même cet article, même ces preuves n'ôteront pas les certitudes malsaines d'un bon nombre d'individus et encore moins leur besoin de se sentir oppressés, cernés, menacés...
Historien-chercheur à l’Université de Villetaneuse-Paris XIII et visiting professor à l’université du Michigan (Etats-Unis, ROBERT MUCHEMBLED vient de publier (février 2009) Histoire de la violence aux éditions du Seuil.
« Par violence, j’entends tout acte de brutalité effectué par une personne sur un tiers, verbalement, mais surtout physiquement, pouvant entraîner la mort : torrent d’injures et de menaces, mais surtout bagarres, rixes, duels, lynchages, crimes, meurtres et assassinats, en un mot toutes les relations d’agressivité excessives et anormales entre les individus, quand il est fait usage de la force physique. J’exclus naturellement du champ de cette violence la guerre - même si elle est liée à des pulsions identiques de l’être humain et concerne la même, catégorie d’individus, majoritairement des jeunes et de sexe masculin..
La violence et l’agressivité reste majoritairement un phénomène juvénile et masculin. La baisse de la violence depuis la fin du Moyen Âge est une donnée objective.
… En Artois, par exemple aux XVIème et XVIIème siècles, il y avait des bandes organisées qui s’affrontaient de village à village, des centaines de personnes, armées de triques, de gourdins, d’outils de paysan ou même de poignards ou d’épées qui se battaient jusqu’à ce que l’une d’elle reste sur le carreau. Ceci était banal dans les relations sociales de l’époque même si l’église et le pouvoir royal réprouvaient ce genre de pratique. J’ai trouvé jusqu’à 3 500 pardons royaux accordés à des meurtriers qu’il paraissait presque naturel de gracier puisque telle ou telle bonne raison permettait de minorer leur acte, tant la violence semblait une chose ordinaire…
L’homicide a toujours été un crime réprouvé (« Tu ne tueras point. »). Mais cela n’a jamais empêché les individus de se battre et de se trucider… La violence révèle la nature prédatrice et barbare de l’être humain. Le meurtre était considéré comme une affaire privée entre les individus, les familles ou les clans. On tuait, on se vengeait et ce cycle infernal pouvait se prolonger sur plusieurs générations. La justice était peu intéressée par ce genre d’affaires privées, trop nombreuses, trop difficiles à traiter, où les coupables étaient protégés par une communauté tout entière ou bien s’étaient enfuis.
En France ce n’est qu’à partir de la moitié du XVIème siècle qu’ a été défini l’homicide et que l’on condamne systématiquement à mort les assassins et meurtriers. Æ partir de ce moment là, en l’espace de quatre siècles, le nombre de crimes de sang a été divisé par cent.
Ce qui a surtout d’enrayer la violence, c’est « la civilisation des mœurs » (Norbert Élias) apparue au XVIIIème, avec : interdiction du duel entre gentilshommes, désir du contrôle de soi, en particulier des pulsions agressives et destructrices dans l’aristocratie, l’arrivée d’un nouveau langage et de nouvelles conduites, (ne rien laisser paraître, affecter de l’indifférence, s’exprimer noblement et de manière raffinée, …). Ces mœurs de la cour se sont étendues à la bourgeoisie puis aux classes populaires pendant tout le XIXème.
Le sentiment d’insécurité n’est jamais lié à la réalité ! Dans notre monde moderne, d’où la violence est à peu près éradiquée, c’est même devenu une caricature. Bien sûr, dans le métro, vous pouvez être agressé verbalement ou physiquement par des individus qui en veulent à votre porte monnaie, qui vous bousculent et vous crachent dessus ou vous rouent de coups. Mais ce phénomène est complètement marginal, statistiqueme,nt très faible. Un siècle plus tôt, vers les années 18430-1840, entre les périodes révolutionnaires, là, oui, il y avait de l’insécurité. Le bourgeois ne sortait qu’avec sa canne-épée et aucune femme n’était dehors la nuit… N’en déplaise à toutes les statistiques du monde et à tous les journalistes qui montent régulièrement en épingle le moindre fait divers, le taux de criminalité s’est à peu près stabilisé. Pourtant il est amusant de constater que dès que la violence disparaît (Belle Époque, tournant du XXème), une vaste littérature populaire, ancêtre de nos tabloïds modernes et de nos médias de masse actuels se chargent d’un rôle presque cathartique (Fantômas, Judex…). Le roman policier naît. Pis, on invente avec frénésie un danger imaginaire : les fameux « apaches », les charcutiers de Belleville ou les bouchers de la Villette, ces marginaux assoiffés de sang… toujours prêts à trucider le bourgeois…. On a toujours besoin d’agiter des épouvantails et de faire peur.
Il est vrai que dans les dernières décennies il y a une relative remontée de violence en Occident, mais il est trop tôt pour parler de tendance profonde. Mais une chose est sûre, tout ce que l’on range derrière les mots « insécurité », « quartiers », « banlieue », « jeunes » etc. est sans commune mesure avec ce qui se passait il y a ne serait-ce qu’un siècle.
Hormis dans le banditisme et le milieu de la drogue, dans les bandes organisées on se chicorne rarement à l’arme blanche ou au fusil de chasse. En tout cas, on ne relève que rarement des morts sur le carreau.
…
Les risques de violence sont inégaux selon les régions du globe : on a aujourd’hui soixante fois moins de « chances » de mourir trucidé au Japon ou au Royaume Uni qu’en Colombie. Les îlots de sécurité restent les pays les plus riches et les plus industrialisés…
Notre civilisation, globalement apaisée, hédoniste et riche, arrivera-t-elle à sublimer ou à canaliser les pulsions brutales de sa jeunesse prise dans l’éternel conflit des générations
Depuis l’aube des temps, maintenant qu’il n’y a plus de conflit ni de guerre sur notre sol ? Il faudrait éviter que ces débordements n’envahissent les marges déshéritées des grandes métropoles perpétuellement au bord de l’explosion. Ce sera sans doute le grand défi du XXIème siècle."
(selon Télérama du 25/02/2009)
Jacques dit:
Voici une étude poussée, vérifiée et argumentée pour tordre le cou à des idées reçues, des mensonges colportés par une volonté psychique de faire (ou de se faire) peur!
Science et conscience...
Mais, même cet article, même ces preuves n'ôteront pas les certitudes malsaines d'un bon nombre d'individus et encore moins leur besoin de se sentir oppressés, cernés, menacés...
FRATERNITÉ
Invité le 27/02/2009 par Nicolas Demorand (sur France Inter), Régis Debray nous a parlé de Fraternité.
L’économie seule ne fera jamais une société heureuse. Régis Debray nous propose de réhabiliter la fraternité, notion ringardisée, alors qu’elle est la 3ème des « trois marches du perron suprême », comme le disait Victor Hugo.
La fraternité ne relève pas des bons sentiments, c’est une notion exigeante, combative et subversive, voire assez âpre. C’est « combattez ensemble ! » plutôt que « aimez-vous les uns les autres ! ». « Ça sent plutôt la poudre que l'eau de rose. ».
En effet, la fraternité est née à la Révolution avec les Sans-culottes, puis en 1848 sur les barricades, pour renaître pendant la Résistance. La fraternité, ça ne se décrète pas, ça s’éprouve. Ceux qui ont connu la fraternité sont ceux qui ont connu des situations de détresse, d'affrontement, de confrontation, de solitude et qui ont eu besoin de se serrer les coudes parce qu'il fallait survivre et qu'on ne peut pas survivre dans l'égoïsme . L’esprit des ch’tis qui étonne tant par sa volonté de partager, d’aider, de soutenir… vient de ce coude à coude des ouvriers dans les mines de charbon. Les avancées sociales dues au syndicalisme viennent de cet fraternité. Au royaume morcelé du moi-je, il faut chercher comment retrouver le sens et la force du nous, un nous durable.
La fraternité, c’est l’art de faire une famille avec ceux qui ne sont pas de sa famille. C’est aussi la définition de la politique : l’art d’échapper à la génétique, l’art de remplacer ce qui est de l’ordre de l’ethnie par l’électif, ce qui est de l’ordre du destin par du volontaire, c’est une communauté de destin voulue, assumée.
Régis Debray est effaré que certains cherchent à remplacer fraternité par diversité ; dans diversité il y a divorce, divergence, discorde. Or la politique républicaine consiste à faire converger par le haut tout ce qui diverge vers le bas. Transcender les divergences de fait dans un projet commun autour d’un idéal partagé. Et si ce concept ne trouve pas sa place dans l’espace politique, la politique n’a plus sa place.
Régis Debray, faisant référence à la Guadeloupe, dont la révolte populaire est une illustration éclairante de fraternité, rappelle le discours de Aimé Césaire, que les politiques devraient lire de plus près : « Il y a deux manière de se perdre : par la ségrégation quand on se mure dans le particulier et par dilution dans l’universel quand on s’adonne à l’humanisme formel et froid, froid comme le droit. » Il faut sortir de l’alternative entre un universalisme abstrait et un repli sur sa tribu. Il faut savoir marier identité culturelle et identité politique, trouver une forme d’enracinement dans un lieu.
Plus on vit dans l’uniforme, plus on a besoin de lieux identitaires, de se sentir entre soi. Si la République ne comble plus cette soif d’appartenance, cela peut devenir une soif de région (faisant référence à la réaction des gens de Picardie craignant de perdre « leur région » suite aux recommandations du rapport Balladur sur la réforme institutionnelle des régions et des départements).
Ces paroles ont un retentissement intense en cette période de crise où nous allons devoir justement nous serrer les coudes, pour ne pas laisser au bord de la route des milliers, des millions de personnes souffrant des conséquences de cette crise, aussi pour que l’espèce humaine survive face au défi du réchauffement climatique et du rationnement de l’eau, de l’énergie, des ressources sur une planète en croissance démographique.
Ces paroles ont un écho particulier en ces temps de révolte et de souffrance dans les Antilles françaises. Pour Régis Debray l'exemple actuel de mouvement de fraternité est la situation en Guadeloupe.
Ces paroles sont aussi un avertissement ultime sur la nécessité de l’Europe, d’une Europe fraternelle qui doit unir les peuples sur un projet commun qui les transcendent pour justement les sauver du péril de l’affaiblissement des Nations lorsqu’elles jouent le chacun pour soi.
(Texte pour une bonne part prise dans « mariannerepublique.hautetfort.com »)
L’économie seule ne fera jamais une société heureuse. Régis Debray nous propose de réhabiliter la fraternité, notion ringardisée, alors qu’elle est la 3ème des « trois marches du perron suprême », comme le disait Victor Hugo.
La fraternité ne relève pas des bons sentiments, c’est une notion exigeante, combative et subversive, voire assez âpre. C’est « combattez ensemble ! » plutôt que « aimez-vous les uns les autres ! ». « Ça sent plutôt la poudre que l'eau de rose. ».
En effet, la fraternité est née à la Révolution avec les Sans-culottes, puis en 1848 sur les barricades, pour renaître pendant la Résistance. La fraternité, ça ne se décrète pas, ça s’éprouve. Ceux qui ont connu la fraternité sont ceux qui ont connu des situations de détresse, d'affrontement, de confrontation, de solitude et qui ont eu besoin de se serrer les coudes parce qu'il fallait survivre et qu'on ne peut pas survivre dans l'égoïsme . L’esprit des ch’tis qui étonne tant par sa volonté de partager, d’aider, de soutenir… vient de ce coude à coude des ouvriers dans les mines de charbon. Les avancées sociales dues au syndicalisme viennent de cet fraternité. Au royaume morcelé du moi-je, il faut chercher comment retrouver le sens et la force du nous, un nous durable.
La fraternité, c’est l’art de faire une famille avec ceux qui ne sont pas de sa famille. C’est aussi la définition de la politique : l’art d’échapper à la génétique, l’art de remplacer ce qui est de l’ordre de l’ethnie par l’électif, ce qui est de l’ordre du destin par du volontaire, c’est une communauté de destin voulue, assumée.
Régis Debray est effaré que certains cherchent à remplacer fraternité par diversité ; dans diversité il y a divorce, divergence, discorde. Or la politique républicaine consiste à faire converger par le haut tout ce qui diverge vers le bas. Transcender les divergences de fait dans un projet commun autour d’un idéal partagé. Et si ce concept ne trouve pas sa place dans l’espace politique, la politique n’a plus sa place.
Régis Debray, faisant référence à la Guadeloupe, dont la révolte populaire est une illustration éclairante de fraternité, rappelle le discours de Aimé Césaire, que les politiques devraient lire de plus près : « Il y a deux manière de se perdre : par la ségrégation quand on se mure dans le particulier et par dilution dans l’universel quand on s’adonne à l’humanisme formel et froid, froid comme le droit. » Il faut sortir de l’alternative entre un universalisme abstrait et un repli sur sa tribu. Il faut savoir marier identité culturelle et identité politique, trouver une forme d’enracinement dans un lieu.
Plus on vit dans l’uniforme, plus on a besoin de lieux identitaires, de se sentir entre soi. Si la République ne comble plus cette soif d’appartenance, cela peut devenir une soif de région (faisant référence à la réaction des gens de Picardie craignant de perdre « leur région » suite aux recommandations du rapport Balladur sur la réforme institutionnelle des régions et des départements).
Ces paroles ont un retentissement intense en cette période de crise où nous allons devoir justement nous serrer les coudes, pour ne pas laisser au bord de la route des milliers, des millions de personnes souffrant des conséquences de cette crise, aussi pour que l’espèce humaine survive face au défi du réchauffement climatique et du rationnement de l’eau, de l’énergie, des ressources sur une planète en croissance démographique.
Ces paroles ont un écho particulier en ces temps de révolte et de souffrance dans les Antilles françaises. Pour Régis Debray l'exemple actuel de mouvement de fraternité est la situation en Guadeloupe.
Ces paroles sont aussi un avertissement ultime sur la nécessité de l’Europe, d’une Europe fraternelle qui doit unir les peuples sur un projet commun qui les transcendent pour justement les sauver du péril de l’affaiblissement des Nations lorsqu’elles jouent le chacun pour soi.
(Texte pour une bonne part prise dans « mariannerepublique.hautetfort.com »)
lundi 26 janvier 2009
Récupération de manifestation.
Sur AOL.com, je lis l’article qui suit :
« Bertrand prévoit un mouvement "important" jeudi en réponse à la crise
© 2009 AFP (Joel Saget)
Xavier Bertrand le 24 janvier 2009 au conseil national de l'UMP à Paris
Le nouveau secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a reconnu lundi que le mouvement de grève et de manifestations prévu jeudi pouvait être "important" et "vraiment suivi" car il constitue "une forme de réponse pour les salariés" face à la crise.
"Je pense que ce mouvement de grève jeudi prochain peut être important, peut être vraiment suivi parce que c'est une forme de réponse pour les salariés face à cette crise importante qui n'est pas comme les autres", a déclaré M. Bertrand sur France 2.
"Les salariés veulent être entendus, ils veulent être respectés dans leurs entreprises, dans la société en général, et je pense que c'est cela qui motive l'action de nombreux salariés et qui fera que ce mouvement peut être important", a-t-il ajouté.
L'ancien ministre du Travail a rappelé que le service minimum serait "appliqué" lors de cette journée, notamment le principe "très clair" selon lequel "si on fait grève on ne travaille pas et si on ne travaille pas on n'est pas payé".
"Il n'est pas possible que le service public soit l'otage de quelques-uns seulement", a-t-il prévenu citant le syndicat Sud qui, dans le conflit social de la gare Saint Lazare a décidé de "contourner les choses en faisant grève juste 59 minutes de façon à ce qu'on ne retienne pas une journée complète" de salaire. »
Jacques dit:
"Voici une façon sans complexe de récupérer la crise pour dire que le mécontentement des salariés français est dû à des causes extérieures à l'action gouvernementale. Gonflé le Xavier!
Le Secrétaire de l'UMP se permet même d'aller plus loin et jusqu'à dire qu'il comprend ces travailleurs.
Toutefois, ce responsable de parti politique se comporte comme un membre du gouvernement en proclamant dans le cadre d'un rassemblement des membres de l'UMP que "le Service minimum sera appliqué" et que chose étonnante -comme si cela n'était pas toujours le cas- que les grévistes ne seront pas payés.
En outre, ce secrétaire de parti juge que des syndiqués "prennent en otage" le Service public" (ce fameux service public pour lequel les gens sont dans la rue afin de le préserver de sa casse voulue par le gouvernement que M. Bertrand soutien bec et ongle."
Vraiment, l'UMP en est arrivé à croire qu'il est la gouvernance de notre pays.
« Bertrand prévoit un mouvement "important" jeudi en réponse à la crise
© 2009 AFP (Joel Saget)
Xavier Bertrand le 24 janvier 2009 au conseil national de l'UMP à Paris
Le nouveau secrétaire général de l'UMP Xavier Bertrand a reconnu lundi que le mouvement de grève et de manifestations prévu jeudi pouvait être "important" et "vraiment suivi" car il constitue "une forme de réponse pour les salariés" face à la crise.
"Je pense que ce mouvement de grève jeudi prochain peut être important, peut être vraiment suivi parce que c'est une forme de réponse pour les salariés face à cette crise importante qui n'est pas comme les autres", a déclaré M. Bertrand sur France 2.
"Les salariés veulent être entendus, ils veulent être respectés dans leurs entreprises, dans la société en général, et je pense que c'est cela qui motive l'action de nombreux salariés et qui fera que ce mouvement peut être important", a-t-il ajouté.
L'ancien ministre du Travail a rappelé que le service minimum serait "appliqué" lors de cette journée, notamment le principe "très clair" selon lequel "si on fait grève on ne travaille pas et si on ne travaille pas on n'est pas payé".
"Il n'est pas possible que le service public soit l'otage de quelques-uns seulement", a-t-il prévenu citant le syndicat Sud qui, dans le conflit social de la gare Saint Lazare a décidé de "contourner les choses en faisant grève juste 59 minutes de façon à ce qu'on ne retienne pas une journée complète" de salaire. »
Jacques dit:
"Voici une façon sans complexe de récupérer la crise pour dire que le mécontentement des salariés français est dû à des causes extérieures à l'action gouvernementale. Gonflé le Xavier!
Le Secrétaire de l'UMP se permet même d'aller plus loin et jusqu'à dire qu'il comprend ces travailleurs.
Toutefois, ce responsable de parti politique se comporte comme un membre du gouvernement en proclamant dans le cadre d'un rassemblement des membres de l'UMP que "le Service minimum sera appliqué" et que chose étonnante -comme si cela n'était pas toujours le cas- que les grévistes ne seront pas payés.
En outre, ce secrétaire de parti juge que des syndiqués "prennent en otage" le Service public" (ce fameux service public pour lequel les gens sont dans la rue afin de le préserver de sa casse voulue par le gouvernement que M. Bertrand soutien bec et ongle."
Vraiment, l'UMP en est arrivé à croire qu'il est la gouvernance de notre pays.
Le Parti de la République française
Ce 24 janvier 2009, le Président de la République a montré qu'il est surtout intéressé par "les siens" et par "la bonne conduite" de ceux qui le suivront dans tout ce qu’il décidera au cours de son mandat actuel et le conduiront à une réélection en 2012.
Ce jour-là, le chef de l'Etat a officialisé en personne le remaniement complet de l’UMP qu'il a d'ailleurs suscité en participant à son conseil national. Aux côtés de Xavier Bertrand,trois vice-présidents (Borloo, Alliot-Marie, Hortefeux), quatre secrétaires adjoints seront nommés : Eric Besson, Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc-Philippe Daubresse, Axel Poniatowsky.
Toutes les tendances sont embarquées sur le navire.
Le chef de l'Etat veut reprendre la main sur le groupe UMP de l'Assemblée nationale. À ses yeux, les parlementaires ont manifesté trop d'indépendance lors de l'examen des textes sur le travail dominical et sur l'audiovisuel public.
Monsieur Sarkozy n’est pas le président de la France, de tous les français mais bien un dirigeant de parti majoritaire, presque de parti unique. Notre démocratie bat de l’aile.
Les médias, les partis politiques, les philosophes, les syndicats, ... ne semblent pas outrés par cette attitude de parti pris que montre de façon ostentatoire le Président de la République.
Ce jour-là, le chef de l'Etat a officialisé en personne le remaniement complet de l’UMP qu'il a d'ailleurs suscité en participant à son conseil national. Aux côtés de Xavier Bertrand,trois vice-présidents (Borloo, Alliot-Marie, Hortefeux), quatre secrétaires adjoints seront nommés : Eric Besson, Nathalie Kosciusko-Morizet, Marc-Philippe Daubresse, Axel Poniatowsky.
Toutes les tendances sont embarquées sur le navire.
Le chef de l'Etat veut reprendre la main sur le groupe UMP de l'Assemblée nationale. À ses yeux, les parlementaires ont manifesté trop d'indépendance lors de l'examen des textes sur le travail dominical et sur l'audiovisuel public.
Monsieur Sarkozy n’est pas le président de la France, de tous les français mais bien un dirigeant de parti majoritaire, presque de parti unique. Notre démocratie bat de l’aile.
Les médias, les partis politiques, les philosophes, les syndicats, ... ne semblent pas outrés par cette attitude de parti pris que montre de façon ostentatoire le Président de la République.
jeudi 8 janvier 2009
Pouvoir d'achat.

Honoré dans Charlie-Hebdo du 07.01.09
Selon « Les Échos.fr » du 08/01/2009 :
Crise : Sarkozy exclut tout plan d'aide à la consommation
Dans ses voeux aux parlementaires, le chef de l'Etat a estimé, hier, que la relance par la consommation " ne sert à rien ". Et il a fait la leçon aux élus de tous bords, sans toutefois dire un mot du retrait du texte contesté sur le travail dominical.
Le 31 décembre, lors de ses voeux aux Français, Nicolas Sarkozy s'était déclaré prêt " s'il le faut, à faire davantage " contre la crise économique. Il a dit peu ou prou la même chose hier en présentant ses voeux aux parlementaires, mais en y ajoutant une précision de taille. Comme le Premier ministre la veille, le chef de l'Etat a rejeté toute relance par la consommation : " Si la relance par la consommation marchait, cela se saurait. On en a eu deux, une de Chirac, une de Mitterrand. Cela ne sert à rien. Dans les deux cas, on a versé de l'eau dans le sable, on a accru les déficits de la France, nous n'avons pas gagné de parts de marché et en plus nous avons poussé les productions étrangères et les délocalisations. "
Dans un contexte social tendu, la première secrétaire du PS, Martine Aubry, et le président du Modem, François Bayrou, réclament un second plan de relance orienté sur le pouvoir d'achat. Et sans aller jusque-là, des élus de la majorité pourraient bien, à l'instar du rapporteur général du budget, Gilles Carrez, souhaiter des crédits supplémentaires en faveur des plus défavorisés
À comparer avec les propositions du candidat UMP, Monsieur Sarkozy, aux présidentielles de 2007 :
« Depuis des années, on vous dit que votre pouvoir d’achat augmente. C’est faux. Avec l’euro qui a fait augmenter les prix, les 35 heures qui ont gelé les salaires, le coût du logement qui a explosé et nos impôts qui sont parmi les plus élevés au monde, le pouvoir d’achat baisse en France… Les salaires sont trop bas dans notre pays. Je demanderai aux entreprises de faire un effort sur les salaires car l’État fait lui-même un effort sur les allégements de charges. Dès le mois de juin, je réunirai une conférence avec les partenaires sociaux afin que l’égalité salariale et professionnelle entre les femmes et les hommes soit totale d’ici 2010. Les femmes subissent plus que les hommes les salaires trop bas, le travail précaire, le sous-emploi, l’absence de formation... Je comprends la forte inquiétude des personnes âgées qui, depuis dix ans, subissent une véritable érosion de leur pouvoir d’achat sous l’effet de la pression fiscale… J’augmenterai de 25 % le minimum vieillesse, je revaloriserai les petites retraites et les pensions de réversion pour que ces retraités vivent mieux. Ces mesures seront financées grâce aux économies que j’obtiendrai en réformant les régimes spéciaux de retraite. Je veux mener des politiques sociales ambitieuses, lutter contre la pauvreté, notamment celle des enfants, investir dans les équipements et les services publics...
lundi 29 décembre 2008
Introversion
Chez les hommes, le repli sur soi entraîne une forme de nombrilisme, de certitude, de satisfaction, de suffisance ou une paranoïa, une peur panique, un autisme…
Il en est pratiquement de même pour les peuples qui tiennent à leur identité à tout prix.
Alors, ils dressent des murs (virtuels - par des frontières super contrôlées - ou réels - en béton, en fils barbelés -) pour empêcher les contacts, les intrusions, les mélanges des corps, les échanges d’idées.
Ces populations s’appuient sur des pratiques culturelles ancestrales, immuables (us et coutumes, traditions) dont ils se repaissent. Elles ne manquent pas non plus de vivre pleinement le domaine cultuel (religions, rites, cérémonies) et avec une ferveur de groupe.
Il s’en suit un refus du brassage humain, un rejet de ceux qui ne sont pas du clan, un manque d’ouverture d’esprit.
L’espèce humaine n’a pu progresser que par les échanges entre les individus. Le savoir des uns aide les autres qui l’améliorent et le partagent. Les commerces, les sciences, les pensées, les industries ont ainsi fait progresser la vie des hommes.
Arriver au XXIème siècle et constater les communautarismes florissants donne le frisson.
Les Hutus et les Tutsis au Rwanda, les catholiques et les protestants en Ulster, les palestiniens et les israéliens en Isaraël, les musulmans et les hindous en Inde, noirs et blancs en Afrique du Sud, bouddhistes et communistes en Chine, flamands et wallons en Belgique, citadins et banlieusards partout dans le monde, basques et non basques, corses et continentaux, nationaux et immigrants dans tellement de pays…sont des exemples d’affrontements parmi tant d’autres.
Il semble que l’ être humain ou que le groupe humain a besoin de se sentir différent d’un autre être humain ou d’un autre groupe humain. Et de plus il éprouve le besoin de montrer ostensiblement cette différence afin de provoquer l’autre.
Dans l’idéal, la Démocratie et la Laïcité, la réflexion et la culture, devraient venir à bout de ces antagonismes meurtriers. Et pourtant, ça n’évolue pas vers un progrès évident.
Et le passage à l'année 2009 n'y changera rien.
Il en est pratiquement de même pour les peuples qui tiennent à leur identité à tout prix.
Alors, ils dressent des murs (virtuels - par des frontières super contrôlées - ou réels - en béton, en fils barbelés -) pour empêcher les contacts, les intrusions, les mélanges des corps, les échanges d’idées.
Ces populations s’appuient sur des pratiques culturelles ancestrales, immuables (us et coutumes, traditions) dont ils se repaissent. Elles ne manquent pas non plus de vivre pleinement le domaine cultuel (religions, rites, cérémonies) et avec une ferveur de groupe.
Il s’en suit un refus du brassage humain, un rejet de ceux qui ne sont pas du clan, un manque d’ouverture d’esprit.
L’espèce humaine n’a pu progresser que par les échanges entre les individus. Le savoir des uns aide les autres qui l’améliorent et le partagent. Les commerces, les sciences, les pensées, les industries ont ainsi fait progresser la vie des hommes.
Arriver au XXIème siècle et constater les communautarismes florissants donne le frisson.
Les Hutus et les Tutsis au Rwanda, les catholiques et les protestants en Ulster, les palestiniens et les israéliens en Isaraël, les musulmans et les hindous en Inde, noirs et blancs en Afrique du Sud, bouddhistes et communistes en Chine, flamands et wallons en Belgique, citadins et banlieusards partout dans le monde, basques et non basques, corses et continentaux, nationaux et immigrants dans tellement de pays…sont des exemples d’affrontements parmi tant d’autres.
Il semble que l’ être humain ou que le groupe humain a besoin de se sentir différent d’un autre être humain ou d’un autre groupe humain. Et de plus il éprouve le besoin de montrer ostensiblement cette différence afin de provoquer l’autre.
Dans l’idéal, la Démocratie et la Laïcité, la réflexion et la culture, devraient venir à bout de ces antagonismes meurtriers. Et pourtant, ça n’évolue pas vers un progrès évident.
Et le passage à l'année 2009 n'y changera rien.
dimanche 14 décembre 2008
Mais quand donc supprimera-t-on la Bourse?


Quand je pense que, plusieurs fois par jour, les médias nous contraignent à entendre les fluctuations de cette Bourse, machine à tricher, à mentir, à voler, à usurper l'argent gagné par le travail des ouvriers (employés, cadres...).
Bon nombre d’investisseurs ont été dupés par l’un des plus grands financiers de Wall Street, Bernard Madoff (70 ans), fondateur de Bernard L.Madoff InvesInvestment Securities et ancien patron du Nasdaq.
La société d'investissements du célèbre courtier de Wall Street, qui a avoué une fraude "pyramidale" de 50 milliards de dollars, attirait "l'aristocratie financière mondiale", soulignait dimanche le journal espagnol El Pais.
Parmi les clients de la Bernard L. Madoff Investment Securities LLC, on trouve les grandes banques internationales, les plus discrètes "banques privées" et les confidentiels "family offices", sociétés chargées de gérer le patrimoine d'une seule riche famille.
Les banquiers suisses, traditionnels spécialistes de la gestion de fortune, pourraient perdre jusqu'à cinq milliards de dollars, selon le journal helvétique Le Temps. Ainsi, l'Union bancaire privée, numéro un mondial des hedge funds, "risquerait de perdre au moins un milliard".
Jacques dit:
Je répète pour ceux qui ne me croyaient pas:
L'argent c'est de la m. . Les hommes qui commencent par le désirer, en arrivent à y toucher puis à s'enliser. Les hommes qui s'en occupent de tout près puent. ET le drame c'est qu'ils sont contagieux et salissent ceux qui les écoutent."
lundi 8 décembre 2008
Secrétaire: un poste recherché!
Les partis politiques français ne se ressemblent pas!
Et pourtant, les deux principaux sont assez scandaleux dans la désignation de leur secrétaire.
- Le PS a montré combien les discussions, les motions, les tendances et les associations, les votes ... pouvaient apporter de la suspicion et des doutes. Mais au moins, les adhérents ont eu l'impression de pouvoir s'exprimer.
- L'UMP (Union de la Majorité présidentielle) porte bien son nom; ce parti pourrait aussi s'appeler l'Union à la Merci du Président. Son sécrétaire (Patrick Devedjan) vient de se voir (enfin! , après bien des appels du pied) offrir un poste ministériel. Il est "remplacé" (par intérim) par le secrétaire adjoint et ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité (tu parles d'un ministère!) du Gouvernement Fillon (joli cumul, non?), très proche du Président de la République, après une rencontre à l'Élysée des cadors du parti. Bien entendu, il faudra attendre le Conseil National du 24 janvier pour entériner ce changement.
Brice Hortefeux qui visait le poste n'y a pas eu droit, semble-t-il; il a encore à œuvrer comme ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (pour remplir le contrat exigé par le Président: virer un maximum de migrants miséreux ou menacés chez eux.)
Voilà comment ça marche une fois qu'un parti est décomplexé, transformé, réformé; le pays dans son entier est appelé à être mené de la même manière s'il n'y prend garde.
Le français n'aime ni la tergiversation ni l'autorité!
La Démocratie n'est pas au point.
Ou plutôt, la Démocratie est mal en point.
Et pourtant, les deux principaux sont assez scandaleux dans la désignation de leur secrétaire.
- Le PS a montré combien les discussions, les motions, les tendances et les associations, les votes ... pouvaient apporter de la suspicion et des doutes. Mais au moins, les adhérents ont eu l'impression de pouvoir s'exprimer.
- L'UMP (Union de la Majorité présidentielle) porte bien son nom; ce parti pourrait aussi s'appeler l'Union à la Merci du Président. Son sécrétaire (Patrick Devedjan) vient de se voir (enfin! , après bien des appels du pied) offrir un poste ministériel. Il est "remplacé" (par intérim) par le secrétaire adjoint et ministre du Travail, des Relations sociales, de la Famille et de la Solidarité (tu parles d'un ministère!) du Gouvernement Fillon (joli cumul, non?), très proche du Président de la République, après une rencontre à l'Élysée des cadors du parti. Bien entendu, il faudra attendre le Conseil National du 24 janvier pour entériner ce changement.
Brice Hortefeux qui visait le poste n'y a pas eu droit, semble-t-il; il a encore à œuvrer comme ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire (pour remplir le contrat exigé par le Président: virer un maximum de migrants miséreux ou menacés chez eux.)
Voilà comment ça marche une fois qu'un parti est décomplexé, transformé, réformé; le pays dans son entier est appelé à être mené de la même manière s'il n'y prend garde.
Le français n'aime ni la tergiversation ni l'autorité!
La Démocratie n'est pas au point.
Ou plutôt, la Démocratie est mal en point.
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