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jeudi 7 novembre 2013

Un monde nouveau.

Petite Poucette de Michel Serres
publié le 30 mars 2012

Quatrième de couverture: 
Le monde a tellement changé que les jeunes doivent tout réinventer.
Nos sociétés occidentales ont déjà vécu deux révolutions : le passage de l'oral à l'écrit, puis de l'écrit à l'imprimé. Comme chacune des précédentes, la troisième, tout aussi décisive, s'accompagne de mutations politiques, sociales et cognitives. Ce sont des périodes de crises.
De l'essor des nouvelles technologies, un nouvel humain est né : Michel Serres le baptise «Petite Poucette» - clin d'œil à la maestria avec laquelle les messages fusent de ses pouces. Petite Poucette va devoir réinventer une manière de vivre ensemble, des institutions, une manière d'être et de connaître... Débute une nouvelle ère qui verra la victoire de la multitude, anonyme, sur les élites dirigeantes, bien identifiées ; du savoir discuté sur les doctrines enseignées ; d'une société immatérielle librement connectée sur la société du spectacle à sens unique...

Ce livre propose à Petite Poucette une collaboration entre générations pour mettre en œuvre cette utopie, seule réalité possible.

vendredi 5 juin 2009

Attaque à la Laïcité de la France

Michel Debré, Guermeur, Lang, Kouchner,...des fossoyeurs de l'École Laïque.

Le processus de « publicisation » de l'enseignement privé catholique débute avec la loi « Debré » de 1959 (et se poursuit notamment avec la loi Guermeur et les accords Lang-Cloupet ) qui reconnaît la mission de service publique rendue par l'enseignement privé et permet aux établissements qui acceptent de passer un contrat avec l'État, d'être financés par la puissance publique. En contrepartie ces établissements s'engagent à « dispenser un enseignement selon les règles et programmes de l'enseignement public » (article 4 de la loi Debré) dans le respect total de la liberté de conscience, à un public d'élèves sans distinction d'origine, de croyances ou d'opinion politique et ne pas rendre l'enseignement religieux obligatoire.
Les accords Lang-Cloupet signés entre avril 1992 et mars 1993 entre le ministre " laïque et républicain " Jack Lang (qui se distinguera par la suite en autorisant les adventistes du septième jour à ne pas aller en cours le samedi matin, sans oublier sa volonté d’intégrer les écoles Diwan dans le service public) et le " père " Max Cloupet, secrétaire général de l’enseignement catholique prétendent régler le contentieux financier entre l’école catholique et l’Etat et instaurent la parité public-privé pour les personnels. Il s’agit ni plus ni moins que " du droit et de la reconnaissance de la contribution de l’enseignement privé au système éducatif " !?
Le " père " Cloupet annonce qu’" il n’y a plus de problème entre l’enseignement catholique et le gouvernement " Peut être, mais là le contentieux est énorme entre la gauche institutionnelle et les militants laïques.
Le 18 décembre 2008, la France et le Vatican ont signé un accord sur la reconnaissance des grades et diplômes dans l’enseignement supérieur. Le décret a été signé le 16.04.2009. On remarque l’habileté qui consiste à faire signer un décret non pas sur les diplômes mais sur un accord entre 2 pays.
C'est la fin du monopole de l'État dans l'attribution des diplômes de fac.
Dans son discours de Latran du 20 décembre 2007, Nicolas Sarkozy jugeait "dommageable" que les diplômes des universités catholiques ne soient pas reconnus par l'État français.
En 1984, le Conseil d’État avait consacré le caractère constitutionnel du monopole d’État de l'attribution des grades universitaires. Mais finalement, que vaut la Constitution... devant le Chanoine honoraire de Latran, le Vatican et Dieu ?
Le Comité National d’Action Laïque (CNAL, regroupant les DDEN, la FCPE, La Ligue de l’Enseignement, le SE-UNSA et l’UNSA-Education) s'indigne et s'interroge : "Devons nous comprendre que l’onction du Pape Benoit XVI, accordée à des établissements catholiques en France, entraînerait automatiquement la reconnaissance par la République Française des diplômes délivrés par ces derniers ?" Ça ferait des économies...
Selon Ouest-France, l'Unsa éducation, de son côté, pose trois questions au gouvernement: "Le ministre des Affaires étrangères aurait-il compétence pour gérer l'enseignement supérieur ? Un État étranger peut-il désigner des établissements français en capacité de délivrer des diplômes français ? N'est-ce pas aussi une atteinte fondamentale à la laïcité de la République et de l'Université, seule habilitée jusqu'à présent à pouvoir délivrer les diplômes nationaux que sont les grades universitaires après avis du Conseil nationale de l'enseignement supérieur et de la recherche ?".
(Texte réalisé à partir d'extraits trouvés sur Internet.)

Jacques dit: "Il y a plus de quinze ans, en réunions syndicales, maintes fois j'ai dit que le problème de la Laïcité devait être porté en avant de nos réflexions et de nos défenses. En 84, Mauroy et Mitterrand ont abandonné devant l'Église, en 92 Jospin a signé des accords honteux... Ne cherchons pas plus loin le pourquoi de la dégringolade de la gauche dans les esprits des enseignants. L'Église redresse la tête avec l'aide du Président d'un État laïque. Elle poursuivra ses attaques, soyez-en certains!"

samedi 21 juin 2008

École écrabouillée

"... on confond éducation d'un enfant et fabrication d'un objet."

"L'UMP est un parti dont les penseurs sont viscéralement anti-Éducation nationale. Ces gens là sont dans une espèce d'allergie, il n'y a qu'à voir les congrès de l'UMP, dès qu'on y prononce le mot "professeur", dès qu'on y prononce les mots "service public", c'est la curée!"

"Sarkozy exige que, tous les matins, les enfants voient écrit au tableau: "Bien mal acquis ne profite jamais." Mais quand on voit les gens qui soutiennent Sarkozy, ce n'est pas très cohérent de sa part de demander une chose pareille."

Il est vrai que lire, écrire, compter, dire de bêtes phrases de morale et surtout répéter niaisement est un projet qui plaît à la majorité des français qui sont tellement des adeptes de TF1.

Sur le locataire l'Elysée et sur les réactionnaires de l'UMP, à propos de l'École de la République et des nouveaux programmes, Philippe Mérieu* dit exactement comme moi dans le Charlie Hebdo du 18 juin 2008.
Cette date devrait inciter à un appel à la révolte des enseignants.

*Philippe Mérieu est professeur en Sciences de l'Éducation à l'Université de Lyon II.

vendredi 15 février 2008

N.S. exemple de moralité!



Selon l'Express: A Périgueux, N.S. a souhaité que les nouveaux programmes scolaires intègrent une "instruction civique et morale" qui "prévoit notamment l'apprentissage des règles de politesse et de bonne tenue, la connaissance et le respect des valeurs et des emblèmes de la République française: le drapeau tricolore (...), Marianne, l'hymne national, à l'écoute duquel nos enfants devront se lever".


Son attitude plus que désinvolte avec Angela Merkel montre qu'il a du mal avec les convenances et avec la politesse.
Quant à la bonne tenue, est-il normal d'envoyer des textos lors d'un entretien avec une personnalité telle que le pape (même si je n'apprécie pas du tout cet homme).
A propos de la morale, notre président de la République ne sera pas en mesure de donner l'exemple!
Surtout pas l'exemple de la morale catholique à laquelle il déroge quand ça l'arrange (deux divorces) qu'il prône pourtant à tout va puisque la France est pour lui la fille ainée de l'Eglise.
Non plus "le respect des valeurs de la République": liberté (qu'il réfrène pour les citoyens), égalité (le monde des très riches dont il fait partie ne donne pas l'exemple d'égalité financière ou même judiciaire), fraternité (qu'il bafoue en fustigeant systématiquement ceux qui sont à la marge pour des raisons très variées mais surtout économiques).

Plutôt que la "Marseillaise", il faudrait qu'il pense à faire plutôt écouter l' "Hymne à la joie" (hymne européen), beaucoup moins guerrier et moins nationaliste, donc moins dangereux!

N.S. ne sait donc pas que l'école agit au niveau de la morale et de l'éducation civique, mais que c'est le monde extérieur qui donne le mauvais exemple. L'école ne peut pas redresser les parents, les politiciens douteux, les boursicoteurs, les industriels irrespectueux de leur personnel, les maffias, les fraudeurs du fisc, les vendeurs d'armes, les donneurs de dessous de table...

vendredi 8 février 2008

Soyons vigilants!

Les parents de notre petit fils, habitant en Alsace, l’ont emmené chez un médecin de ville pour obtenir un "certificat de socialisation" qui leur a été demandé par la directrice de l’école maternelle où il va s’inscrire.
Quand j’ai eu connaissance de ceci, j’ai grommelé !
Le rôle premier de l' école maternelle est justement de sociabiliser les jeunes enfants.
Vérifier si l'enfant comprend et parle le français en vérifiant s'il comprend une question et s'il sait y répondre, cela me choque!
Que fait-on des enfants qui n'obtiennent pas ce certificat? Ils sont en difficulté pour des raisons diverses (sociales, parentales, physiques, intellectuelles, ethniques...) donc on leur refuse l'entrée dans une école de la République française?
Où sont l'Egalité et la Fraternité.
Où est le respect des Droits de l'Enfance?
Alors, j'ai fouiné, trifouillé, cherché, remué, creusé...
Et OUF, je ne suis pas le seul à être choqué par cette demande. Ça me rassure !

J'ai trouvé ce qui suit sur:

http://www.association-samba.org/certificat-d-aptitude-a-la-vie.html
Question N° : 97305 publiée au JO le : 20/06/2006 page : 6362
M. Claude Leteurtre interroge M. le ministre de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche sur le « certificat d’aptitude à la vie scolaire ».

Réponse du ministre publiée au JO le : 26/12/2006 page : 13664


"L’exigence d’un tel certificat ne paraît donc trouver son fondement dans aucune disposition de nature législative ou réglementaire."

Il est intéressant aussi de lire l’interview du docteur Leteurtre, député UDF, sur :

http://www.droit-medical.net/article.php?id_article=74#nb1

La directrice va devoir remballer ses exigences nauséabondes.

mardi 8 janvier 2008

Ecole: Danger

Mes chers collègues instituteurs ou professeurs des Ecoles, vous êtes en danger, N.S. va s'occuper de l'Ecole. Pour une fois, ce pressé avoue qu'il y mettra du temps, donc de la constance, de la persistance, de l'énergie, de la volonté. Alors avant qu'il ne soit trop tard, mes amis, réagissez, unissez-vous. Le but final de ce libéral, admiratif du système américain, est de supprimer le particularisme français d'une école républicaine et laïque. Si vous le laissez entailler un tant soit peu la cuirasse du monde enseignant, il enfoncera la dague jusqu'à ce que mort s'en suive. Des financiers attendent une brèche pour s'engouffrer dans le gâteau de l'Education. Ils sont évidemment persuadés que les parents paieront pour que leurs enfants puissent recevoir un enseignement.

D'après les Dépêches de l'Education du Mardi 8 janvier 2008
Sarkozy: "priorité à l'école primaire"


"Le président de la République Nicolas Sarkozy a affirmé mardi qu'il allait donner "la priorité à l'école primaire", prévenant que "cette politique prendra du temps", pour "être mise en oeuvre" et pour "produire ses effets", lors de sa première conférence de presse à l'Elysée.
"Nous donnerons la priorité à l'école primaire que l'on a trop longtemps délaissée sans voir que son affaiblissement était la cause principale des difficultés croissantes du collège", a expliqué le chef de l'Etat.
Cette politique prendra du temps, du temps pour être mise ne oeuvre, du temps pour produire ses effets mais le rapport de nos enfants à la culture, au savoir, à la pensée est ce qu'il y a de plus essentiel pour l'avenir".
Sarkozy aux enseignants: l'Ecole "appartient à tout le monde"

Le président de la République Nicolas Sarkozy a rappelé mardi que "l'Ecole appartient à tout le monde" et ne "peut pas se réduire à la seule question du statut" des enseignants, objet précisément d'une réflexion depuis la rentrée...
"Le débat de l'Ecole ne peut pas se réduire à la seule question du statut", s'est exclamé le chef de l'Etat, jugeant que "le statut c'est important mais, enfin, quand même, le contenu d'une politique éducative, de ce qu'on enseigne à l'Ecole, de ce qu'on attend pour nos enfants de l'Ecole, ça n'appartient pas qu'aux seuls professionnels !"
Une commission sur l'évolution du métier enseignant, composée de 12 sages parmi lesquels l'ancien premier ministre Michel Rocard, travaille depuis le mois de septembre pour tracer les pistes d'une "revalorisation" du métier, exercé par 850.000 fonctionnaires en France.
Reconnaissant le "malaise considérable des enseignants", M. Sarkozy a parlé d'un "problème identitaire constant et dont je n'observe pas que les manifestations le règlent".
Il a souhaité que l'Ecole soit "remise au coeur de la politique comme elle l'était jadis" et non "tenue à l'écart comme si c'était un sujet trop compliqué". "Ou trop risqué", a-t-il enchaîné. "+Attends, n'en parle pas, s'il-te-plaît, on va avoir une manifestation+, et bien, à force de ne pas en parler (...), on a une manifestation: beau résultat !", a ironisé le président.


Couvert par les bruits des réacteurs du Falcon qui a emmené le président en Egypte, le discours de Sarkozy au Vatican comportait pourtant une phrase historique: "Dans la transmission des valeurs, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le pasteur ou le curé, parce qu'il lui manquera toujours la radicalité du sacrifice de sa vie et le charisme d'un engagement porté par l'espérance" Benoit XVI et ses prélats n'osaient rêver d'une telle déclaration. C'est la première fois, depuis Jules Ferry, qu'un représentant de la République française envisage de rétablir la prééminence du curé sur l'instituteur laïc.
(extrait du journal Marianne n°559 du 05/01/2008))

Voir: http://www.education.gouv.fr/pid495/commission-sur-evolution-metier-enseignant.html
A lire les titres des "têtes pensantes" de l' avenir de Notre Ecole, on peut craindre le pire! Leurs réflexions antérieures que l'on peut trouver sur Internet méritent lecture.
La commission ne comprend aucun praticien de l'"Ecole", aucun syndicaliste.

lundi 3 décembre 2007

Faire croire à l'action.



Monsieur notre président a décidé que les classes primaires seront fermées le samedi à la rentrée 2007. Il n'y a eu aucune concertation, aucun débat ouvert à l'Assemblée sur une question qui met en jeu la vie des petits français.
Mais il faut faire croire que le gouvernement agit!

Dans le Pas-de-Calais notamment, l'Inspection Adadémique a toujours refusé un déplacement du samedi au mercredi matin au prétexte que la condition sociale moyenne du département laisserait les enfants à la rue.

Ainsi, apprend-on que les professeurs des Ecoles auront à effectuer des études surveillées ou on ne sait quoi pour compenser ce temps d'enseignement en moins. Il est assez difficile de comprendre l'intérêt de supprimer des cours pour en créer d'autres! Mais, enfin, les familles aisées pourront dès l'an prochain passer la fin de semaine dans leur résidence secondaire ou faire un saut dans une station de détente et les enfants de familles modestes iront baver devant les déferlements de marchandises dans les super-marchés qu'ils apprendront à arpenter pour plus tard.

En tout cas, à ce jour, il n'est pas question de revaloriser le métier d'enseignant en primaire.

Par contre, en collège, les professeurs, pour avoir un salaire un peu plus décent, se verront proposer des heures supplémentaires.
Les syndicats se sont battus pour obtenir l'horaire de travail au collège à 21h, puis à 18h, considérant que cela suffisait bien largement pour qu'un professeur soit efficace.
Si ces enseignants acceptent ces heures supplémentaires, ils dénient cette conquête.

Quel que soit le métier, l'horaire défini par le contrat de travail (établi entre l'employé et l'employeur) doit offrir une rémunération qui satisfasse celui qui le pratique.

Et, dans la logique "libérale", on ne voit pas pourquoi les salaires augmenteraient puisque, pour gagner plus, il suffit de faire des heures supplémentaires.

Pourquoi un individu plus robuste pourrait-il gagner plus quand un autre maladif ou fragile se contentera d'un salaire de base.
La femme qui gère ses enfants et son foyer (car on en est encore là!) ne fera pas d'heure supplémentaire; elle en a déjà bien assez.
Qui offrira ces heures? Selon quel bon vouloir? Selon quels besoins?
Les professeurs d' EPS, de musique, de dessin auront-ils des créneaux pour les élèves amateurs de leur discipline?
La foire d'empoigne est ouverte.
Le travail de sape de l'Ecole laïque se poursuit.