J'ai trouvé cet article expliquant ce qu'est parvenu à faire voter Obama sur RUE 89.
Pensons bien à ne pas laisser disparaître notre protection par la Sécurité Sociale que cherchent à s'approprier les assureurs.
Tribune 22/03/2010 à 07h33
Obama et la santé : les Etats-Unis rejoignent le XXe siècle
Jean-François Lisée
Cerium, Montréal
Dimanche soir, le pays le plus riche et le plus puissant du monde, les Etats-Unis d'Amérique, est finalement entré au XXe siècle. Oui, pas au XXIe, mais au XXe. Car les Etats-Unis sont le dernier pays industrialisé à offrir à sa population une couverture universelle d'assurance-maladie.
Tous les autres pays industrialisés - et plusieurs pays non-industrialisés - avaient assuré ce droit il y a 60, 50 ou 40 ans. Deux présidents, Richard Nixon puis Bill Clinton, ont tenté de faire entrer les USA dans ce club avant la fin du précédent millénaire, mais sans succès. Il aura fallu Barack Obama pour que ce moment historique soit enfin atteint [provoquant ce parallèle avec Roosevelt et son new deal auquel a recours le magazine Time, ci-dessus].
Et encore. La victoire historique des démocrates ne signifie pas exactement une couverture médicale universelle.
Aujourd'hui, 55 millions d'Américains, soit un sur six, n'ont pas de couverture médicale (et on estime que 18 000 personnes meurent chaque année du fait de cette non-couverture). Grâce à la réforme Obama, 32 millions de personnes seront couvertes, mais il en restera 23 millions sans couverture, soit un sur 13, - le tiers de ces derniers étant des immigrants illégaux. Autrement dit, alors que les autres pays industrialisés couvrent 100% de leur population, les USA couvriront, dans neuf ans, 95% de leurs résidants légaux.
Je ne veux pas chipoter. Le vote d'hier constitue un progrès historique majeur. Il s'est produit malgré une opposition déterminée, démagogique, souvent mensongère. Plusieurs membres démocrates du Congrès ont pris, en votant oui hier, le risque très réel d'une fin de carrière abrupte lors des élections de mi-mandat en novembre prochain, tant le ressac anti-État d'une partie de l'électorat conservateur peut être vengeur.
La chose est paradoxale, car la réforme votée est la moins socialisée des pays industrialisés - et à des années lumières des régimes canadien, britannique [ou français, ndlr]. Les démocrates américains ont abandonné à contre-coeur leur espoir premier d'introduire un régime public universel. Puis ils ont abandonné leur espoir d'introduire une assurance publique témoin parmi les assureurs privés (ce qu'on a appelé la Public Option).
Au-delà de l'extension de la couverture, le projet plante un pieux dans la pratique la plus détestée des assureurs privés américains : leur capacité de refuser de traiter un assuré qui avait une « condition antérieure », c'est-à-dire un problème médical avant de contracter son assurance :
« Ce n'est pas une réforme radicale, a dit Obama hier, mais c'est une réforme majeure. »
A certains égards, encore au Moyen-Age
Avec ce vote et la signature présidentielle, probablement ce mardi, du projet de loi, les États-Unis nous ont-ils rejoints dans le XXè siècle, en termes de politiques publiques ?
Non. Pour arriver complètement, il leur faudrait voter une loi qui garantisse aux salariées le maintien de leur emploi au retour de leur grossesse. A l'heure actuelle, et depuis Clinton en 1998, seules les salariées des grandes entreprises ont ce « privilège ».
Une fois cette étape franchie, la superpuissance américaine pourrait envisager une autre réforme : assurer des congés de maternité rémunérés. En effet, moins de 10% des salariées américaines y ont droit, aujourd'hui.
Tout cela étant dit, le vote de dimanche démontre que même dans un contexte de bipolarisation extrême, il est possible de faire voter des réformes majeures à Washington. Jusqu'à dimanche soir, ce n'était pas certain. Barack Obama l'a souligné :
« Nous avons réussi à nous élever au-dessus des pesanteurs de notre vie politique. Nous avons prouvé que nous sommes un peuple encore capable de réaliser de grandes choses. »
Barack Obama et les démocrates ont fait en sorte que, d'ici un an, des dizaines de millions de personnes sortent de l'incertitude et de l'angoisse de tout perdre en cas de maladie ou d'accident. Il a fait en sorte que, dès la signature de la loi, les assurés n'aient plus à craindre que leur assurance soit annulée, plafonnée, amputée, au gré des trucs et des arnaques dont plusieurs de ces entreprises sont passées maîtres. Le cap franchi, pour le système politique et pour la qualité de vie des Américains, est majeur.
Et c'est pourquoi Barack Obama a eu raison de dire que venait d'être scellée « une autre pierre dans le socle du rêve américain ».
Et il avait raison d'ajouter : « Voilà ce à quoi ressemble le changement. »
jeudi 27 octobre 2011
Il n'y aurait pas de sots métiers!
Voici une étude très riche et fouillée qui montre que notre monde est ahurissant.
Je suis certain d'en étonner plus d'un(e)!
Dans : http://blog.slate.fr/chasseur-d-etrange/2010/04/16/les-pires-metiers-du-monde-la-routine-masturbatoire-des-%C2%ABbranleurs-de-dindons%C2%BB/
Jacques dit: En fait, il ne faut pas « branler » mais stimuler un cloaque.
J'ai extrait le texte ci-dessous du site noté plus haut.
La collecte de sperme en vue de la reproduction assistée est une nécessité. Le dindon n’est pas trop bête ou à ce point avili par l’élevage intensif qu’il ne veuille plus forniquer, mais les reproducteurs génétiquement sélectionnés pour la proéminence de leur poitrine, ne tiennent tout simplement pas sur le dos des femelles au dimensions plus modeste. Cela permet également d’éviter les blessures consécutives aux étreintes trop ardentes.
« Flatter » le dindon n’est pas un métier à proprement parler, plutôt l’un des champs d’activité des ouvriers d’exploitations avicoles. Il nécessite cependant un savoir faire, développé depuis plus de 80 ans et de une préparation certaine. Aux USA, on appelle ça le « Milk-ing ». Un dindon contrarié ne cèdera pas facilement aux charmes de l’onanisme, aussi faut-il l’habituer par de savants massages du dos, et du ventre. On peut par la suite cibler directement les zones génitales et obtenir gain de cause en une trentaine de secondes. Une fois la fastidieuse érection obtenue, il ne reste qu’à laisser faire la magie tactile. De même que pour les généreux donateurs de semence humaine, un flacon manié avec dextérité recueille l’essence vitale.
Dans les grands hangars où s’entassent parfois plus de 20 000 individus, la litière souillée dégage une forte odeur d’ammoniaque qui finira par irriter la gorge du vaillant ouvrier-masturbateur. Les dindons pèsent lourd, dépassant souvent les 20 kilos, et se font « traire » la semence plusieurs fois par semaine chacun. Pour remplir les banques frigorifiques qui assurent à chaque Thanksgiving son cortège de dindes aux marrons, les opérateurs branlent à la chaine dès le petit matin et toute la journée, l’oiseau juché sur les genoux, en prenant soin de mettre en confiance le tripoté. La semence sera ensuite inséminée dans la femelle par seringue ou encore à l’aide d’une pipette dans laquelle souffle l’opérateur. Les ingestions accidentelles ne sont bien sûr pas rares, et la substance aux allures de dentifrice périmé aurait un petit goût salé selon les vétérans.
L’homme qui murmurait à l’oreille du dindonneau
Se trouver réduit à palier le déficit d’instinct animal le plus primaire et le plus essentiel qui soit comporte une dimension humiliante, si ce n’est traumatisante, tant pour le dindon que pour son pourvoyeur d’extase. C’est un peu comme être employé à donner la becquée ou à torcher des croupions de créatures à ce point dénaturées qu’elles se trouvent incapables d’assurer les automatismes vitaux nécessaires à leur propre survie. Il y a également un impact sur la libido. Le regard amoureux des dindons extatiques vous hantent jusque dans la nuit. Nul ne ressort indemne et gaillard d’une journée d’un tel labeur. Et si par hasard c’est le cas, il faut alors peut-être s’inquiéter.
Je suis certain d'en étonner plus d'un(e)!
Dans : http://blog.slate.fr/chasseur-d-etrange/2010/04/16/les-pires-metiers-du-monde-la-routine-masturbatoire-des-%C2%ABbranleurs-de-dindons%C2%BB/
Jacques dit: En fait, il ne faut pas « branler » mais stimuler un cloaque.
J'ai extrait le texte ci-dessous du site noté plus haut.
La collecte de sperme en vue de la reproduction assistée est une nécessité. Le dindon n’est pas trop bête ou à ce point avili par l’élevage intensif qu’il ne veuille plus forniquer, mais les reproducteurs génétiquement sélectionnés pour la proéminence de leur poitrine, ne tiennent tout simplement pas sur le dos des femelles au dimensions plus modeste. Cela permet également d’éviter les blessures consécutives aux étreintes trop ardentes.
« Flatter » le dindon n’est pas un métier à proprement parler, plutôt l’un des champs d’activité des ouvriers d’exploitations avicoles. Il nécessite cependant un savoir faire, développé depuis plus de 80 ans et de une préparation certaine. Aux USA, on appelle ça le « Milk-ing ». Un dindon contrarié ne cèdera pas facilement aux charmes de l’onanisme, aussi faut-il l’habituer par de savants massages du dos, et du ventre. On peut par la suite cibler directement les zones génitales et obtenir gain de cause en une trentaine de secondes. Une fois la fastidieuse érection obtenue, il ne reste qu’à laisser faire la magie tactile. De même que pour les généreux donateurs de semence humaine, un flacon manié avec dextérité recueille l’essence vitale.
Dans les grands hangars où s’entassent parfois plus de 20 000 individus, la litière souillée dégage une forte odeur d’ammoniaque qui finira par irriter la gorge du vaillant ouvrier-masturbateur. Les dindons pèsent lourd, dépassant souvent les 20 kilos, et se font « traire » la semence plusieurs fois par semaine chacun. Pour remplir les banques frigorifiques qui assurent à chaque Thanksgiving son cortège de dindes aux marrons, les opérateurs branlent à la chaine dès le petit matin et toute la journée, l’oiseau juché sur les genoux, en prenant soin de mettre en confiance le tripoté. La semence sera ensuite inséminée dans la femelle par seringue ou encore à l’aide d’une pipette dans laquelle souffle l’opérateur. Les ingestions accidentelles ne sont bien sûr pas rares, et la substance aux allures de dentifrice périmé aurait un petit goût salé selon les vétérans.
L’homme qui murmurait à l’oreille du dindonneau
Se trouver réduit à palier le déficit d’instinct animal le plus primaire et le plus essentiel qui soit comporte une dimension humiliante, si ce n’est traumatisante, tant pour le dindon que pour son pourvoyeur d’extase. C’est un peu comme être employé à donner la becquée ou à torcher des croupions de créatures à ce point dénaturées qu’elles se trouvent incapables d’assurer les automatismes vitaux nécessaires à leur propre survie. Il y a également un impact sur la libido. Le regard amoureux des dindons extatiques vous hantent jusque dans la nuit. Nul ne ressort indemne et gaillard d’une journée d’un tel labeur. Et si par hasard c’est le cas, il faut alors peut-être s’inquiéter.
La grande Illusion
Jacques dit: Je lis de ces trucs qui ne rassurent pas sur le comportement de ceux qui nous offrent des produits à manger. Manipulation, illusion, tout ça avec de beaux emballages, de la pub appropriée, rien que des inutilités à payer (et cher) et à polluer (les cervelles comme la nature). Les consommateurs reviendront-ils sur leurs habitudes d'achats forcés par les "commerciaux" (HEC)?
La Grande Illusion.
D'ACCORD, la grande distribution a tué le petit commerce et bousillé les entrées de ville, mais ne faisons pas la fine bouche, en contrepartie elle a rempli notre Caddie d'un tas de chouettes produits. Comptez au moins 10 000 références: il suffit de regarder dans les rayons la ribambelle de yaourts, biscuits, tablettes de chocolat, plats cuisinés en tous genres, quelle abondance! Sauf que tout ça c'est du vent, comme le démontre, de manière implacable, un ancien directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique. Dans son livre «l'alimentation durable », qui sort très discrètement cette semaine (1), Christian Rémésy, spécialiste en nutrition, passe à la moulinette le contenu de nos chariots. Bilan des courses: les deux tiers sont des produits industriels transformés, fabriqués avec pas plus d'une dizaine d'ingrédients de base. Toujours les mêmes. Des « ingrédients de remplissage» dans le jargon. Du sucre, la plupart du temps ajouté sous forme de sirop de glucose, de la matière grasse végétale comme l'huile de palme blanchie avec des solvants, des sous-produits de l'industrie laitière tels que la caséine, une protéine que l'agroalimentaire et les fabricants de peinture utilisent comme liant. Ajoutez-y des farines blanches à gogo, c'est-à-dire tellement raffinées qu'elles ne valent plus grand-chose sur le plan nutritionnel, et le fameux amidon, que l'on retrouve un peu partout, juste pour donner du volume aux produits. Le tout rehaussé de sel et de saveurs artificielles: « plus de la moitié des aliments ont maintenant un goût manipulé par les arômes», précise Rémésy. Une malbouffe qui rapporte:
« Plus le produit est transformé, plus la marge est importante. » Et tant pis si, en prime, question santé, on déguste. « La grande distribution expose la population à une offre alimentaire à risque» s'énerve le chercheur.
Voilà un livre qui a peu de chances de se retrouver en tête de gondole...
(1)Odile Jacob, 285 pages, 21,90€
Article « Conflit de canard »
Le Canard Enchaîné du 17 novembre 2010
La caséine :
Voir : www.remcomp.fr/asmanet/allergenes/f78-caseine.htm
Voir : www.intolerancegluten.com/intolerance_caseine.html
Voir : www.lanutrition.fr/bien-comprendre
La Grande Illusion.
D'ACCORD, la grande distribution a tué le petit commerce et bousillé les entrées de ville, mais ne faisons pas la fine bouche, en contrepartie elle a rempli notre Caddie d'un tas de chouettes produits. Comptez au moins 10 000 références: il suffit de regarder dans les rayons la ribambelle de yaourts, biscuits, tablettes de chocolat, plats cuisinés en tous genres, quelle abondance! Sauf que tout ça c'est du vent, comme le démontre, de manière implacable, un ancien directeur de recherche à l'Institut national de la recherche agronomique. Dans son livre «l'alimentation durable », qui sort très discrètement cette semaine (1), Christian Rémésy, spécialiste en nutrition, passe à la moulinette le contenu de nos chariots. Bilan des courses: les deux tiers sont des produits industriels transformés, fabriqués avec pas plus d'une dizaine d'ingrédients de base. Toujours les mêmes. Des « ingrédients de remplissage» dans le jargon. Du sucre, la plupart du temps ajouté sous forme de sirop de glucose, de la matière grasse végétale comme l'huile de palme blanchie avec des solvants, des sous-produits de l'industrie laitière tels que la caséine, une protéine que l'agroalimentaire et les fabricants de peinture utilisent comme liant. Ajoutez-y des farines blanches à gogo, c'est-à-dire tellement raffinées qu'elles ne valent plus grand-chose sur le plan nutritionnel, et le fameux amidon, que l'on retrouve un peu partout, juste pour donner du volume aux produits. Le tout rehaussé de sel et de saveurs artificielles: « plus de la moitié des aliments ont maintenant un goût manipulé par les arômes», précise Rémésy. Une malbouffe qui rapporte:
« Plus le produit est transformé, plus la marge est importante. » Et tant pis si, en prime, question santé, on déguste. « La grande distribution expose la population à une offre alimentaire à risque» s'énerve le chercheur.
Voilà un livre qui a peu de chances de se retrouver en tête de gondole...
(1)Odile Jacob, 285 pages, 21,90€
Article « Conflit de canard »
Le Canard Enchaîné du 17 novembre 2010
La caséine :
Voir : www.remcomp.fr/asmanet/allergenes/f78-caseine.htm
Voir : www.intolerancegluten.com/intolerance_caseine.html
Voir : www.lanutrition.fr/bien-comprendre
Que mangeons-nous?
vendredi 19 août 2011
Les riches paniquent.
Le vent tourne.
Les miséreux des banlieues londoniennes sortent de leur antre et volent les biens des gens riches.
Les banquiers sentent que tout part de travers.
Les bourses s'affolent.
Les gens du bas peuple ouvrent les yeux.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4249
Un jour, chaque individu aura droit au travail (comme écrit dans les textes des Droits de l'Homme), un partage raisonné des richesses se fera sur cette terre sinon ce sera le retour à la sauvagerie, aux tueries, à la loi du plus costaud...
Les miséreux des banlieues londoniennes sortent de leur antre et volent les biens des gens riches.
Les banquiers sentent que tout part de travers.
Les bourses s'affolent.
Les gens du bas peuple ouvrent les yeux.
http://www.arretsurimages.net/contenu.php?id=4249
Un jour, chaque individu aura droit au travail (comme écrit dans les textes des Droits de l'Homme), un partage raisonné des richesses se fera sur cette terre sinon ce sera le retour à la sauvagerie, aux tueries, à la loi du plus costaud...
vendredi 12 août 2011
Etonnant, non?
Le 11/08/2011 à 00h00, selon Libération.fr
Cambriolage chez une victime présumée de Georges Tron
L’une des victimes présumées de l’ancien ministre Georges Tron, mis en examen pour viols et agressions sexuelles, aurait été victime d’un cambriolage. Marie L., ex-attachée parlementaire du député-maire UMP de Draveil (Essonne), qui a témoigné devant les policiers, a déposé plainte pour «vol par effraction» dans son appartement, dans la nuit de samedi à dimanche. «Des bijoux, un ordinateur et un écran plat ont été volés», affirme-t-elle au Parisien. Elle assure également qu’un «document concernant l’affaire Tron s’est volatilisé. Il contenait des informations importantes».
Georges Tron, 53 ans, avait dû quitter le gouvernement après la plainte de deux ex-employées municipales, entraînant sa mise en examen pour «viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité». Fin juin, son ex-attachée parlementaire s’était dite «victime de menace de mort par le compagnon d’une des maires adjointes de M. Georges Tron».
Je dis:
Ben ça alors! En voilà des informations surprenantes.
Qui l'eut dit?
Notre France est une République bananière.
Cambriolage chez une victime présumée de Georges Tron
L’une des victimes présumées de l’ancien ministre Georges Tron, mis en examen pour viols et agressions sexuelles, aurait été victime d’un cambriolage. Marie L., ex-attachée parlementaire du député-maire UMP de Draveil (Essonne), qui a témoigné devant les policiers, a déposé plainte pour «vol par effraction» dans son appartement, dans la nuit de samedi à dimanche. «Des bijoux, un ordinateur et un écran plat ont été volés», affirme-t-elle au Parisien. Elle assure également qu’un «document concernant l’affaire Tron s’est volatilisé. Il contenait des informations importantes».
Georges Tron, 53 ans, avait dû quitter le gouvernement après la plainte de deux ex-employées municipales, entraînant sa mise en examen pour «viols et agressions sexuelles en réunion par personne ayant autorité». Fin juin, son ex-attachée parlementaire s’était dite «victime de menace de mort par le compagnon d’une des maires adjointes de M. Georges Tron».
Je dis:
Ben ça alors! En voilà des informations surprenantes.
Qui l'eut dit?
Notre France est une République bananière.
dimanche 7 août 2011
Conviction rabâchée n'est pas Vérité!
Analyser, vérifier avant d'affirmer.
Suffit-il d'être convaincu d'une idée pour qu'elle soit vérité.
Regarder plus loin que le bout de son nez est nécessaire.
«Un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. C’est ça les chiffres. Est-ce que vous croyez que c’est raisonnable de leur dire: “Partez à la retraite à 60 ans” ?» Nicolas Sarkozy le 8 mars à Beignon (Morbihan) INTOX Au classement des éléments de langage les plus ressassés par Sarkozy depuis six mois, la prédiction des «lycéens centenaires» mérite une place de choix. Pour convaincre les français du bien-fondé de sa réforme des retraites, Sarkozy a une statistique choc qu’il dégaine compulsivement : un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. Le 21 octobre (lors d’une table ronde à Bonneval en Eure-et-Loir) puis le 4 novembre (lors d’une table ronde à Troyes dans l’Aube), Sarko affirme : «Il y a un lycéen sur deux d’aujourd’hui qui deviendra centenaire. Est-ce que c’est raisonnable de vouloir les mobiliser pour la retraite à 60 ans ?» Lors du marathon des vœux de nouvelle année, l’argument est répété devant les forces économiques (le 13 janvier) puis lors des vœux aux personnels de la santé (le 20 janvier). En visite aux ouvriers de Saint-Nazaire, le 25 janvier, Sarkozy confie : «Je voyais certains lycéens qui manifestaient, et je me disais : "Est-ce qu’ils savent qu’il y en a un sur deux qui vivra jusqu’à 100 ans. Est-ce qu’on peut leur promettre la retraite à 60 ans ?"» Les ouvriers de l’usine Avignon Ceramic (Cher) entendront mot pour mot le même discours le 1er février. De même que les ouvriers de FenetréA, à Beignon (Morbihan), mardi 8 mars 2011: «Un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. C’est ça les chiffres. Est-ce que vous croyez que c’est raisonnable de leur dire : "Partez à la retraite à 60 ans"?» DESINTOX Sarkozy pourra le répéter cent fois de plus, cela n’en fera pas une vérité. Ce que le Président présente comme une évidence scientifique n’est en réalité qu’un serpent de mer qu’il ressort après d’autres (journalistes ou hommes politiques), au grand désarroi des spécialistes. Xavier Darcos, éphémère ministre du Travail, en avait déjà fait une de ses formules favorites au moment où il préparait les esprits à la réforme des retraites. Le 16 juin 2009, il affirmait: «Ce que nous savons, c’est qu’un enfant né au début du XXIe siècle a une chance sur deux d’être centenaire». Selon Jean-Marie Robine, chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), cette «croyance» trouve son origine dans un malentendu. En 2001, lors d’un congrès médical sur l’allongement de la vie, Robine évoque certains travaux démographiques fondés sur le postulat que l’espérance de vie va continuer à augmenter au même rythme que par le passé. Evoquant ce type de projections, Robine est ainsi cité dans Le Parisien du 15 mars 2001 : «C’est en fonction de ces critères que l’on arrive à la conclusion qu’un enfant sur deux qui naît actuellement sera centenaire.» Le quotidien fait de cette affirmation le titre de l’article : «Votre bébé a une chance sur deux d’être centenaire.» Pour Jean-Marie Robine, «c’est une phrase malheureuse prononcée devant quelques journalistes. J’ai tenté de rectifier. D’abord en précisant que si ce type d’affirmation était plausible, cela ne pouvait concerner que les filles, étant donné les fortes différences qui existent encore en termes de mortalité entre les hommes et les femmes. Mais même en spécifiant qu’on parle des filles, on ne peut évidemment affirmer qu’une sur deux née en 2000 sera centenaire. C’est un pari. Une hypothèse parmi bien d’autres». Des hypothèses en la matière, il en existe beaucoup, y compris des bien moins optimistes, selon lesquelles l’espérance de vie dans les pays occidentaux va plafonner du fait de la prévalence de l’obésité. Sarkozy aurait pu aussi jeter un œil aux chiffres de l’Ined (Institut national d’études démographiques) qui affirme que «dans l’hypothèse d’une poursuite régulière de la baisse de la mortalité, 11 % des enfants nés en 2000 pourraient devenir centenaires (16 % des filles et 4 % des garçons)». On est loin d’un sur deux. Dans une interview au JDD début janvier, France Meslé, directrice de recherche à l’Ined, se bornait prudemment à dire qu’«un lycéen sur deux dépassera les 90 ans». Interrogée sur l’affirmation présidentielle, elle répondait : «On ne peut pas dire cela». Sarkozy, lui, le peut. Mieux, il peut le répéter toutes les semaines.
Suffit-il d'être convaincu d'une idée pour qu'elle soit vérité.
Regarder plus loin que le bout de son nez est nécessaire.
«Un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. C’est ça les chiffres. Est-ce que vous croyez que c’est raisonnable de leur dire: “Partez à la retraite à 60 ans” ?» Nicolas Sarkozy le 8 mars à Beignon (Morbihan) INTOX Au classement des éléments de langage les plus ressassés par Sarkozy depuis six mois, la prédiction des «lycéens centenaires» mérite une place de choix. Pour convaincre les français du bien-fondé de sa réforme des retraites, Sarkozy a une statistique choc qu’il dégaine compulsivement : un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. Le 21 octobre (lors d’une table ronde à Bonneval en Eure-et-Loir) puis le 4 novembre (lors d’une table ronde à Troyes dans l’Aube), Sarko affirme : «Il y a un lycéen sur deux d’aujourd’hui qui deviendra centenaire. Est-ce que c’est raisonnable de vouloir les mobiliser pour la retraite à 60 ans ?» Lors du marathon des vœux de nouvelle année, l’argument est répété devant les forces économiques (le 13 janvier) puis lors des vœux aux personnels de la santé (le 20 janvier). En visite aux ouvriers de Saint-Nazaire, le 25 janvier, Sarkozy confie : «Je voyais certains lycéens qui manifestaient, et je me disais : "Est-ce qu’ils savent qu’il y en a un sur deux qui vivra jusqu’à 100 ans. Est-ce qu’on peut leur promettre la retraite à 60 ans ?"» Les ouvriers de l’usine Avignon Ceramic (Cher) entendront mot pour mot le même discours le 1er février. De même que les ouvriers de FenetréA, à Beignon (Morbihan), mardi 8 mars 2011: «Un lycéen sur deux vivra jusqu’à 100 ans. C’est ça les chiffres. Est-ce que vous croyez que c’est raisonnable de leur dire : "Partez à la retraite à 60 ans"?» DESINTOX Sarkozy pourra le répéter cent fois de plus, cela n’en fera pas une vérité. Ce que le Président présente comme une évidence scientifique n’est en réalité qu’un serpent de mer qu’il ressort après d’autres (journalistes ou hommes politiques), au grand désarroi des spécialistes. Xavier Darcos, éphémère ministre du Travail, en avait déjà fait une de ses formules favorites au moment où il préparait les esprits à la réforme des retraites. Le 16 juin 2009, il affirmait: «Ce que nous savons, c’est qu’un enfant né au début du XXIe siècle a une chance sur deux d’être centenaire». Selon Jean-Marie Robine, chercheur à l’Inserm (Institut national de la santé et de la recherche médicale), cette «croyance» trouve son origine dans un malentendu. En 2001, lors d’un congrès médical sur l’allongement de la vie, Robine évoque certains travaux démographiques fondés sur le postulat que l’espérance de vie va continuer à augmenter au même rythme que par le passé. Evoquant ce type de projections, Robine est ainsi cité dans Le Parisien du 15 mars 2001 : «C’est en fonction de ces critères que l’on arrive à la conclusion qu’un enfant sur deux qui naît actuellement sera centenaire.» Le quotidien fait de cette affirmation le titre de l’article : «Votre bébé a une chance sur deux d’être centenaire.» Pour Jean-Marie Robine, «c’est une phrase malheureuse prononcée devant quelques journalistes. J’ai tenté de rectifier. D’abord en précisant que si ce type d’affirmation était plausible, cela ne pouvait concerner que les filles, étant donné les fortes différences qui existent encore en termes de mortalité entre les hommes et les femmes. Mais même en spécifiant qu’on parle des filles, on ne peut évidemment affirmer qu’une sur deux née en 2000 sera centenaire. C’est un pari. Une hypothèse parmi bien d’autres». Des hypothèses en la matière, il en existe beaucoup, y compris des bien moins optimistes, selon lesquelles l’espérance de vie dans les pays occidentaux va plafonner du fait de la prévalence de l’obésité. Sarkozy aurait pu aussi jeter un œil aux chiffres de l’Ined (Institut national d’études démographiques) qui affirme que «dans l’hypothèse d’une poursuite régulière de la baisse de la mortalité, 11 % des enfants nés en 2000 pourraient devenir centenaires (16 % des filles et 4 % des garçons)». On est loin d’un sur deux. Dans une interview au JDD début janvier, France Meslé, directrice de recherche à l’Ined, se bornait prudemment à dire qu’«un lycéen sur deux dépassera les 90 ans». Interrogée sur l’affirmation présidentielle, elle répondait : «On ne peut pas dire cela». Sarkozy, lui, le peut. Mieux, il peut le répéter toutes les semaines.
Instillation vicieuse par Internet
Le 4 juillet 2011, "le journal patriote d'information et de veille anti-islamique" -Le Gaulois.info- (oui, ça existe!) montrait une photo où l'on voyait un panneau de signalisation indiquant Marseille avec une traduction en écriture arabe.
"Toutefois:
1°) la police de caractères utilisée ne correspond pas à celle utilisée habituellement sur les panneaux routiers ;
2°) la vue grossie montre un panneau flou (inscription, tracé et distance) alors que l’indication Marseille, elle, reste très nette mais sur un fond d’un bleu différent de celui du panneau tout entier ;
3°) Marseille en arabe d’après Google Traduction s’écrierait : مرسيليا
Ce qui n’a rien à voir l’inscription présente sur le panneau."
"Bref, voici encore un mensonge, un hoax, destiné à satisfaire le petit peuple, à lui faire peur, à le faire voter à droite, à l'inviter à exclure d'autres français. Parmi ces français, beaucoup ont vu leurs parents contribuer à relancer notre industrie, à participer aux rudes travaux (vigne, cueillettes, verreries, hauts-fourneaux, mines...), et certains sont allés au front et sont tombés au champ d'honneur.
Mentez, trichez, il en reste toujours quelque chose!
La rumeur rampe, s'enfle et devient vérité.
Les gens mal intentionnés le savent et Internet leur permet de lancer des fausses nouvelles, sans trop craindre de se faire condamner.
Des français se haïssent, aiguillonnés par des vicieux!
Surveillons ceux qui veulent nous embarquer vers l'extrême droite!"
J'ai répondu cela, tout début juillet, à un courriel qui me montrait cette photo-montage avec "Vous ne rêvez pas! Sur l'autoroute A9, en France. Inchaallah!!!!"
Quand l'abruti norvégien Breivik a perpétré son carnage faisant 77 tués, le 22 juillet, j'ai repensé à ce que j'avais écrit quelques temps auparavant.
"Toutefois:
1°) la police de caractères utilisée ne correspond pas à celle utilisée habituellement sur les panneaux routiers ;
2°) la vue grossie montre un panneau flou (inscription, tracé et distance) alors que l’indication Marseille, elle, reste très nette mais sur un fond d’un bleu différent de celui du panneau tout entier ;
3°) Marseille en arabe d’après Google Traduction s’écrierait : مرسيليا
Ce qui n’a rien à voir l’inscription présente sur le panneau."
"Bref, voici encore un mensonge, un hoax, destiné à satisfaire le petit peuple, à lui faire peur, à le faire voter à droite, à l'inviter à exclure d'autres français. Parmi ces français, beaucoup ont vu leurs parents contribuer à relancer notre industrie, à participer aux rudes travaux (vigne, cueillettes, verreries, hauts-fourneaux, mines...), et certains sont allés au front et sont tombés au champ d'honneur.
Mentez, trichez, il en reste toujours quelque chose!
La rumeur rampe, s'enfle et devient vérité.
Les gens mal intentionnés le savent et Internet leur permet de lancer des fausses nouvelles, sans trop craindre de se faire condamner.
Des français se haïssent, aiguillonnés par des vicieux!
Surveillons ceux qui veulent nous embarquer vers l'extrême droite!"
J'ai répondu cela, tout début juillet, à un courriel qui me montrait cette photo-montage avec "Vous ne rêvez pas! Sur l'autoroute A9, en France. Inchaallah!!!!"
Quand l'abruti norvégien Breivik a perpétré son carnage faisant 77 tués, le 22 juillet, j'ai repensé à ce que j'avais écrit quelques temps auparavant.
mercredi 27 juillet 2011
Inhumanité!
Dans la Corne de l'Afrique,12 millions de personnes sont en danger de mort selon l'ONU. 1,1 milliard d'euros sont nécessaires pour aider les populations à lutter contre la famine.
Les mesures d'urgences sont indispensables pour acheminer les vivres de premières nécessités et l'eau potable, mais aussi pour assurer la dignité de centaines de milliers de réfugiés de la faim.
Il faut comparer avec ce qui suit:
Les 11 et 12 octobre 2008, dès la prise de conscience de la "Crise", les principaux plans ont été vite fait, bien fait :
France : opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 40 milliards d'euros ;
Allemagne : opérations des banques garanties par l'État pour 400 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 80 milliards ;
Grande-Bretagne : Opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 64 milliards ;
Suisse : recapitalisation de l'UBS par l'État pour 3,9 milliards d'euros et fonds d'achat d'actifs bancaire pour 40 milliards d'euros ;
Inde : aide au marché financier de 9 milliards d'euros ;
Chine : baisse des taux d'intérêts ;
Singapour : fonds de 75 milliards d'euros pour garantir tous les dépôts bancaires ;
Arabie saoudite : aide aux banques de 30 millards d'euros et baisse des taux d'intérêts par la banque centrale.
À la suite des plans européens, l’État fédéral américain a à son tour annoncé un plan de recapitalisation des banques. Il devait utiliser 185 milliards d'euros pour entrer au capital de neuf banques : Citigroup, Wells Fargo, JP Morgan Chase, bank of America.
Soit un total de recapitalisation de plus de 500 milliards.
N'oublions pas que le sauvetage des banques a été réalisé par les états, donc par les citoyens.
N'oublions pas que si les citoyens sont encore complètement dans la crise et pour un bon bout de temps, les banques et leurs actionnaires, se sont largement redressés et ont refait et refont de larges bénéfices.
En tout cas les états ne lèvent pas facilement le petit doigt pour sauver les crève-la-faim. Surtout s'ils sont sur des territoires sans ressources (pétrole, matières premières, pierres précieuses, sols riches...)
Jacques enrage!
Les mesures d'urgences sont indispensables pour acheminer les vivres de premières nécessités et l'eau potable, mais aussi pour assurer la dignité de centaines de milliers de réfugiés de la faim.
Il faut comparer avec ce qui suit:
Les 11 et 12 octobre 2008, dès la prise de conscience de la "Crise", les principaux plans ont été vite fait, bien fait :
France : opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 40 milliards d'euros ;
Allemagne : opérations des banques garanties par l'État pour 400 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 80 milliards ;
Grande-Bretagne : Opérations des banques garanties par l'État pour 320 milliards d'euros et aide à la recapitalisation des banques pour 64 milliards ;
Suisse : recapitalisation de l'UBS par l'État pour 3,9 milliards d'euros et fonds d'achat d'actifs bancaire pour 40 milliards d'euros ;
Inde : aide au marché financier de 9 milliards d'euros ;
Chine : baisse des taux d'intérêts ;
Singapour : fonds de 75 milliards d'euros pour garantir tous les dépôts bancaires ;
Arabie saoudite : aide aux banques de 30 millards d'euros et baisse des taux d'intérêts par la banque centrale.
À la suite des plans européens, l’État fédéral américain a à son tour annoncé un plan de recapitalisation des banques. Il devait utiliser 185 milliards d'euros pour entrer au capital de neuf banques : Citigroup, Wells Fargo, JP Morgan Chase, bank of America.
Soit un total de recapitalisation de plus de 500 milliards.
N'oublions pas que le sauvetage des banques a été réalisé par les états, donc par les citoyens.
N'oublions pas que si les citoyens sont encore complètement dans la crise et pour un bon bout de temps, les banques et leurs actionnaires, se sont largement redressés et ont refait et refont de larges bénéfices.
En tout cas les états ne lèvent pas facilement le petit doigt pour sauver les crève-la-faim. Surtout s'ils sont sur des territoires sans ressources (pétrole, matières premières, pierres précieuses, sols riches...)
Jacques enrage!
mardi 1 mars 2011
Laïcité à la sauce bizarre!
ISLAM DE FRANCE OU ISLAM EN FRANCE?
texte de CHARB dans Charlie-Hebdo le 23/02/2011
Au nom de la laïcité, Sarkozy veut se mêler de religion... Au nom de la laïcité. Sarkozy veut dicter leur ligne de conduite religieuse à des croyants. Enfin, pas à n'importe quels croyants, évidemment. Il veut dicter aux musulmans comment être musulmans.
Devant les députés UMP qu'il recevait à l'Elysée le 16 février, Sarkozy a déclaré: "Il n'est pas question d'avoir une société française qui subirait un Islam en France". Sur TF1, une semaine auparavant, il avait lancé cette formule, qui sera à n'en pas douter le refrain qu'il faudra subir jusqu'en 2012: le président veut un Islam DE France, pas un Islam EN France.
Un Islam DE France suppose un Islam qui s'adapterait à la société française.Un Islam DE France suppose que l'Etat a un droit de regard sur la manière dont est enseigné ou prêché l'Islam sur le territoire national. Tout cela va à l'encontre de la laïcité. Si les religieux et les croyants ne doivent à aucun moment imposer leurs bondieuseries au reste de la population, l'Etat ne doit pas imposer aux culs-bénits la position dans laquelle ils doivent prier. Tant qu'un croyant respecte les lois de la République, il est un citoyen comme les autres. Et si un croyant ne respecte pas les lois de la République, ce n'est pas en tant que croyant qu'il doit être poursuivi mais en tant que délinquant. Un imam qui appellerait au meurtre lors d'un prêche (puisque c'est là un des grands fantasmes sarkoziens) n'est rien d'autre qu'un citoyen hors la loi.
La laïcité, au contraire, accepte et tolère l'Islam EN France, comme elle accepte et tolère le Catholicisme EN France, le Bouddhisme EN France, le Judaïsme EN France, etc. Se pose-t-on la question de savoir s'il existe un Catholicisme DE France ou un Judaïsme DE France? En tant que laïc, je ne veux aucune religion DE France. Il n'est pas question que la République appose un label "qualité France" sur telle ou telle religion.
En tant qu'athée, je ne veux aucune religion, ni DE France ni EN France. Je me résous à faire passer ma laïcité avant mon Athéisme pour éviter une débauche d'éventrements et de tripes à l'air. Que le président de la République signigie aux croyants comment ils doivent être des français croyants est absurde. Aussi absurde que s'il voulait signifier aux français athées comment être des français athées.
Oui, mais alors qu'est-ce qu'on fait lorsque les musulmans envahissent une rue de Paris pour y prier? Une partie de la France semble être réellement traumatisée par ces images de musulmans priant rue Myrha. Rendez-vous compte, le jour de prière, la circulation est bloquée rue Myrha! Comme chacun le sait, lorsque la rue Myrha est bloquée, c'est toute la France qui est paralysée...
"Quelles sont les limites que nous mettons à l'Islam?", s'était demandé Sarkozy à haute voix sur TF1. Il n'y a aucune limite particulière à mettre à l'Islam, les lois existantes règlent déjà tous les problèmes. Il suffit de les appliquer.
Pour reprendre l'exemple de la prière dans la rue, il faut que les organisateurs de la prière, si toutefois il y en a, demandent l'autorisation de manisfester à la préfecture. Les organisateurs des processions chrétiennes procèdent de la même manière. On dira que les musulmans sont dans la rue parce qu'il n'y a pas assez de lieux de prière. Mais, qu'ils en construisent, qu'ils en achètent, qu'ils se démerdent. Mais qu'ils se démerdent avec leur fric d'où qu'il vienne, du moment qu'il ne vient ni des collectivités locales ni de l'Etat. Aux services de l'Etat de contrôler si l'argent qui sert à la construction de lieux de culte est propre ou non.
Arrêtons de considérer les musulmans qui vivent en France comme des mômes caractériels et irresponsables. Qu'on leur applique les lois qu'on applique à tous les citoyens, sans discrimination. Ni positive, ni négative.
charb@charliehebdo.fr
texte de CHARB dans Charlie-Hebdo le 23/02/2011
Au nom de la laïcité, Sarkozy veut se mêler de religion... Au nom de la laïcité. Sarkozy veut dicter leur ligne de conduite religieuse à des croyants. Enfin, pas à n'importe quels croyants, évidemment. Il veut dicter aux musulmans comment être musulmans.
Devant les députés UMP qu'il recevait à l'Elysée le 16 février, Sarkozy a déclaré: "Il n'est pas question d'avoir une société française qui subirait un Islam en France". Sur TF1, une semaine auparavant, il avait lancé cette formule, qui sera à n'en pas douter le refrain qu'il faudra subir jusqu'en 2012: le président veut un Islam DE France, pas un Islam EN France.
Un Islam DE France suppose un Islam qui s'adapterait à la société française.Un Islam DE France suppose que l'Etat a un droit de regard sur la manière dont est enseigné ou prêché l'Islam sur le territoire national. Tout cela va à l'encontre de la laïcité. Si les religieux et les croyants ne doivent à aucun moment imposer leurs bondieuseries au reste de la population, l'Etat ne doit pas imposer aux culs-bénits la position dans laquelle ils doivent prier. Tant qu'un croyant respecte les lois de la République, il est un citoyen comme les autres. Et si un croyant ne respecte pas les lois de la République, ce n'est pas en tant que croyant qu'il doit être poursuivi mais en tant que délinquant. Un imam qui appellerait au meurtre lors d'un prêche (puisque c'est là un des grands fantasmes sarkoziens) n'est rien d'autre qu'un citoyen hors la loi.
La laïcité, au contraire, accepte et tolère l'Islam EN France, comme elle accepte et tolère le Catholicisme EN France, le Bouddhisme EN France, le Judaïsme EN France, etc. Se pose-t-on la question de savoir s'il existe un Catholicisme DE France ou un Judaïsme DE France? En tant que laïc, je ne veux aucune religion DE France. Il n'est pas question que la République appose un label "qualité France" sur telle ou telle religion.
En tant qu'athée, je ne veux aucune religion, ni DE France ni EN France. Je me résous à faire passer ma laïcité avant mon Athéisme pour éviter une débauche d'éventrements et de tripes à l'air. Que le président de la République signigie aux croyants comment ils doivent être des français croyants est absurde. Aussi absurde que s'il voulait signifier aux français athées comment être des français athées.
Oui, mais alors qu'est-ce qu'on fait lorsque les musulmans envahissent une rue de Paris pour y prier? Une partie de la France semble être réellement traumatisée par ces images de musulmans priant rue Myrha. Rendez-vous compte, le jour de prière, la circulation est bloquée rue Myrha! Comme chacun le sait, lorsque la rue Myrha est bloquée, c'est toute la France qui est paralysée...
"Quelles sont les limites que nous mettons à l'Islam?", s'était demandé Sarkozy à haute voix sur TF1. Il n'y a aucune limite particulière à mettre à l'Islam, les lois existantes règlent déjà tous les problèmes. Il suffit de les appliquer.
Pour reprendre l'exemple de la prière dans la rue, il faut que les organisateurs de la prière, si toutefois il y en a, demandent l'autorisation de manisfester à la préfecture. Les organisateurs des processions chrétiennes procèdent de la même manière. On dira que les musulmans sont dans la rue parce qu'il n'y a pas assez de lieux de prière. Mais, qu'ils en construisent, qu'ils en achètent, qu'ils se démerdent. Mais qu'ils se démerdent avec leur fric d'où qu'il vienne, du moment qu'il ne vient ni des collectivités locales ni de l'Etat. Aux services de l'Etat de contrôler si l'argent qui sert à la construction de lieux de culte est propre ou non.
Arrêtons de considérer les musulmans qui vivent en France comme des mômes caractériels et irresponsables. Qu'on leur applique les lois qu'on applique à tous les citoyens, sans discrimination. Ni positive, ni négative.
charb@charliehebdo.fr
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