lundi 3 décembre 2007

Faire croire à l'action.



Monsieur notre président a décidé que les classes primaires seront fermées le samedi à la rentrée 2007. Il n'y a eu aucune concertation, aucun débat ouvert à l'Assemblée sur une question qui met en jeu la vie des petits français.
Mais il faut faire croire que le gouvernement agit!

Dans le Pas-de-Calais notamment, l'Inspection Adadémique a toujours refusé un déplacement du samedi au mercredi matin au prétexte que la condition sociale moyenne du département laisserait les enfants à la rue.

Ainsi, apprend-on que les professeurs des Ecoles auront à effectuer des études surveillées ou on ne sait quoi pour compenser ce temps d'enseignement en moins. Il est assez difficile de comprendre l'intérêt de supprimer des cours pour en créer d'autres! Mais, enfin, les familles aisées pourront dès l'an prochain passer la fin de semaine dans leur résidence secondaire ou faire un saut dans une station de détente et les enfants de familles modestes iront baver devant les déferlements de marchandises dans les super-marchés qu'ils apprendront à arpenter pour plus tard.

En tout cas, à ce jour, il n'est pas question de revaloriser le métier d'enseignant en primaire.

Par contre, en collège, les professeurs, pour avoir un salaire un peu plus décent, se verront proposer des heures supplémentaires.
Les syndicats se sont battus pour obtenir l'horaire de travail au collège à 21h, puis à 18h, considérant que cela suffisait bien largement pour qu'un professeur soit efficace.
Si ces enseignants acceptent ces heures supplémentaires, ils dénient cette conquête.

Quel que soit le métier, l'horaire défini par le contrat de travail (établi entre l'employé et l'employeur) doit offrir une rémunération qui satisfasse celui qui le pratique.

Et, dans la logique "libérale", on ne voit pas pourquoi les salaires augmenteraient puisque, pour gagner plus, il suffit de faire des heures supplémentaires.

Pourquoi un individu plus robuste pourrait-il gagner plus quand un autre maladif ou fragile se contentera d'un salaire de base.
La femme qui gère ses enfants et son foyer (car on en est encore là!) ne fera pas d'heure supplémentaire; elle en a déjà bien assez.
Qui offrira ces heures? Selon quel bon vouloir? Selon quels besoins?
Les professeurs d' EPS, de musique, de dessin auront-ils des créneaux pour les élèves amateurs de leur discipline?
La foire d'empoigne est ouverte.
Le travail de sape de l'Ecole laïque se poursuit.

2 décembre

Quand on entend 2 décembre, on pense immédiatement à Napoléon, bien sûr:
2 décembre 1803, mise sur pied à Boulogne-sur-mer d'une armée pour envahir l'Angleterre.
1804: Sacre de Napoléon empereur des français. Il sera roi d'Italie le 18 mars.
1805: Victoire d'Austerlitz contre l'armée austro-prussienne.
1851: Coup d'Etat de Louis-Napoléon-Bonaparte.
1852: Proclamation du titre d'Empereur Napoléon III.

Mais en d'autres années le 2 décembre a fait parler de lui:

1355: La réunion des Etats généraux accorde au roi de France Jean II une contribution extraordinaire pour la guerre contre l'Angleterre.
1406: Les femmes sont appelées à succéder à la couronne d'Angleterre par un acte signé du roi Henri IV, des seigneurs et du Parlement. (En France la loi salique a toujours été appliquée, interdisant aux femmes de monter sur le trône).
1662: Louis XIV entre dans Dunkerque racheté avec Mardick et les autres ports flamands pour 5 millions à Charles II d'Angleterre en difficulté financière.
1790: Les troupes autrichiennes matent un soulèvement à Bruxelles.
1823: Le président américain James Moore énonce la doctrine qui portera son nom et fixera pour un siècle et demi les fondements de la diplomatie américaine (politique de non-engagement: "Notre Grande règle de conduite envers les nations étrangères est d'étendre nos relations commerciales afin de n'avoir avec elles qu'aussi peu de liens politiques qu'il est possible.."
1901: Gilette propose le premier rasoir mécanique.
1908: Pu Yi (3 ans) devient Empereur de Chine.
1939: Création du CNED (Centre National d'Enseignement à Distance).
1942: Enrico Fermi réalise à Chicago la première réaction nucléaire en chaîne.
1959: Rupture du barrage de Malpasset en amont de Fréjus(423 morts.
1982: Felipe Gonzalez forme le premier gouvernement socialiste de la monarchie espagnole.
1982: Première implantation aux Etats Unis d'un coeur artificiel, sur un ancien dentiste, Barney Clark, 61 ans.
1984: Catastrophe de Bhopal (Union Carbide) en Inde à cause d'une fuite de methylisocyanate (2 000 morts - 150 000 blessés)
1999: décryptage du genum humain par une équipe internationale de chercheurs.
2001: Annonce par Paris et Londres de la fermeture pour le 30/12/2001 du camp de réfugiés de Sangatte.
2005: Les députés belges approuvent la proposition de loi accordant le droit à l'adoption aux couples homosexuels
2007: Congrés fondateur du Mouvement Démocrate par François Bayrou qui met fin à l'UDF créé par V. Giscard. - Bayrou(un peu paranoïaque) veut que l'on ne dise pas "parti centriste" mais "parti central".

Les médias

Il ne faut pas désespérer de tout.
En fouillant bien, il est possible de trouver des opinions exprimées, opposées à celles du "Monde", du "Figaro" ou de TF1.
Il ne faut surtout pas les manquer et ne pas oublier de les faire circuler.

lundi 19 novembre 2007 (01h02) :

commentaire d’un quotidien suisse
Le Courrier Genève Editorial

France : les médias briseurs de grève
Paru le Lundi 19 Novembre 2007
PHILIPPE BACH
Le mouvement social en France, principalement emmené par les cheminots et les étudiants, pose une nouvelle fois la délicate question des médias et de la manière dont ils rapportent ces événements. En l’occurrence, force est de constater que le prisme adopté est lourd de partialité.
Les différentes actions de blocage et de débrayage ont été présentées sous l’angle unilatéral des usagers « pris en otage ». Cette fameuse France qui se lève tôt pour aller travailler (et gagner plus) serait brimée dans ses droits démocratiques élémentaires. Pas fou, le président français Nicolas Sarkozy joue cette carte pour obtenir un pourrissement du mouvement.
Ce qui pose une deuxième question : dans le traitement médiatique, où sont passées les revendications des grévistes? Les régimes dits spéciaux –la possibilité de partir à la retraite après 37,5 annuités– sont présentés comme un privilège suranné. Le choeur joue à l’unisson une partition dont se dégage le portrait de salariés nantis et égoïstes[1].
L’idée de profiter des événements pour donner quelques informations un peu fouillées sur les réalités de ces métiers, leur pénibilité et, par exemple, l’espérance de vie des professionnels du rail semble saugrenue. L’économiste de gauche Michel Husson[2] rappelle pourtant que les cheminots touchent rarement une pension complète : il leur manque, en moyenne, sept à huit ans.
Derrière cet allongement de la durée de cotisation se niche une autre réalité : le but est bien de réduire les rentes pour tous. Le combat est donc tout sauf sectoriel ou corporatiste, comme le fait croire l’armada des faiseurs d’opinion. Les gens savent compter et se rendent compte que leur pouvoir d’achat est dans le collimateur.
On ne peut s’empêcher de penser aux grèves de 1995. Là aussi, dans une touchante unanimité, les médias avaient vilipendé ces « privilégiés ». Il avait fallu deux semaines de blocages pour que, enfin, un autre son de cloche puisse se faire entendre. Ceux qui aujourd’hui affirment que, « contrairement à 1995 », les grévistes n’ont pas le soutien de la population ont aussi la mémoire courte et sélective.
Ce qui est d’autant plus déplorable qu’un décryptage des errements de la presse avait été opéré. Le collectif animé par Pierre Bourdieu y avait même consacré un ouvrage dévastateur[3]. Mais le poids des idéologies est fort. Suffisamment pour faire bégayer le concert médiatique.
Résultat : une méfiance accrue par rapport au rôle des médias. Le journal Le Monde a publié dans son édition de samedi un éditorial pour se disculper. Visiblement, certains journalistes se sont fait houspiller par les grévistes qui leur reprochent leur parti pris. Argument balayé du revers de la main par le journal : les Français(es) ont choisi un Nicolas Sarkozy qui n’avait rien caché de ses options en la matière, circulez, il n’y a rien à voir.
Ce genre de dérive est une illustration que les médias ne sont pas seulement le lieu où se confrontent les opinions ; ils sont aussi un puissant vecteur permettant à l’idéologie dominante de s’imposer.

Note : [1]Voir un article de Denis Perais sur le site du collectif Action critique medias (Acrimed), « Régimes spéciaux : journalistes ou attachés de presse du gouvernement ? »
[2]Michel Husson, « SNCF, RATP, EDF, GDF : une réforme peut en cacher une autre », sur www.hussonet.free
[3]Collectif : Le « Décembre » des intellectuels français, Liber Raisons d’Agir, 1998.

dimanche 2 décembre 2007

Code du travail




Nouvelle illustration de son slogan favori – "travailler plus pour gagner plus" –, Nicolas Sarkozy a franchi ce 29/11/2007 une étape de plus contre les 35 heures.
Bientôt le Code du Travail perdra toutes les avancées légitimes durement acquises au cours des multiples luttes ouvrières du XXème siècle.

Le Medef a vanté le réalisme économique de Nicolas Sarkozy lors de son interview télévisée jeudi soir et accueille favorablement la remise en cause des 35 heures. "Le Président de la République fait preuve à la fois d'un réalisme économique et d'une considération à l'égard des partenaires sociaux prometteurs pour le rétablissement de la prospérité de notre pays en général et de chaque Français en particulier", dit-il dans un communiqué. "Les entreprises françaises accueillent la proposition de remise en cause des 35 heures sous réserve d'un accord d'entreprise sur les salaires avec beaucoup d'intérêt et d'espoir", ajoute le Medef. (Reuters du 29/11/2007 à 23h02)

Le Monde du 30/11/07 dit:
"Laurence Parisot, présidente du Medef, ne s'y est pas trompée. Elle a accueilli "avec beaucoup d'intérêt et d'espoir" cette nouvelle entorse aux 35 heures. De surcroît, l'initiative du chef de l'Etat entrouvre la porte à une des principales revendications des patrons sur la fixation de la durée légale du travail, qui ne dépendrait plus de la loi."

L'ouvrier peut trembler puisque le MEDEF est content!

Et, ce n'est pas parce que l'on dit moins ouvrier mais plus volontiers salarié, assistant, commis, personnel, employé, collaborateur, partenaire, que le travailleur profite pleinement du rendement de son travail. Son rôle reste à enrichir ceux qui possèdent la boîte; boîte qui évidemment mourrait si elle n'avait pas de main d'œuvre!
Ce n'est pas parce que certaines entreprises laissent quelques miettes de participation aux bénéfices (qu'il faut d'ailleurs que l'ouvrier laisse dormir dans l'intérêt des banques) que les tâcherons deviennent des actionnaires aux parachutes en or.

Vidéo-surveillance





Dans mon jeune âge, le fait de raconter, cafarder, répéter, cafter, rapporter, méritait une punition de la part des adultes.
Aujourd'hui, fliquer est applaudi. Parfois même, un avis diffusé par les moyens audio-visuels appelle à dénoncer son prochain.
Des margoulins, sentant le gain facile, proposent des caméras-vidéo, des micros cachés, des mouchards de toutes sortes.
Le marché de la vidéosurveillance explose. De 193 millions d’euros en 1993, il se chiffre à 427,5 millions en 2003 (+133%) selon la revue "En Toute Sécurité". Dans ces conditions, les larges sourires affichés par les industriels présents le 14/11/2007 aux assises de la videosurveillance à Strasbourg s’expliquent. Orange, Spie, Cegelec, Suez…ils sont tous dans les starting-blocks, prêts pour la conquête des marchés des petites et moyennes villes. Seules 200 villes sont actuellement équipées (20 000 caméras). L’objectif de la ministre de l’Intérieur Michèle Alliot-Marie est de tripler ce chiffre, en profitant d’une opinion porteuse.

Des responsables de commerces se croient permis de suivre leurs clients à la trace, de les visionner dans leurs attitudes, dans leurs choix, dans les contacts qu'ils ont entre eux...
Des maires laissent des "complices" fouiller le comportement des passants de leur commune.
Et pourtant, il n'y a aucune preuve de l'efficacité de la vidéosurveillance et pourtant elle nous est imposée sans débat public. Bien entendu, des poches se remplissent, et dans la population, certains braves gens sont rassurés quand d'autres tout aussi braves se sentent oppressés et jugent qu'on intente à leur liberté.
Je suis de ces derniers.
Et toi?

samedi 1 décembre 2007

L'Homme et la Société




Les anarchistes disent:
"Il n'y a pas de capitalisme à visage humain.
PARTAGEONS LES RICHESSES, pas la misère!

J'adhère pleinement à ces slogans.




Par ailleurs, je suis tombé sur un texte de Stig Dagerman*, écrit en 1950, qui
m'"interpelle" (comme on dit aujourd'hui)et qui me semble d'une très grande pertinence, d'une très grande vérité.

LE DESTIN DE L’HOMME SE JOUE PARTOUT ET TOUT LE TEMPS !


"Parler de l’humanité, c’est parler de soi-même. Dans le procès que l’individu intente perpétuellement à l’humanité, il est lui-même incriminé et la seule chose qui puisse le mettre hors de cause est la mort. Il est significatif qu’il se trouve constamment sur le banc des accusés, même quand il est juge. Personne ne peut prétendre que l’humanité est entrain de pourrir sans, tout d’abord, constater les symptômes de la putréfaction sur lui-même, sans avoir lui-même commis de mauvaises actions. En ce domaine, toute observation doit être faite in vivo. Tout être vivant est prisonnier à perpétuité de l’humanité et contribue par sa vie, qu’il veuille ou non, à accroître ou à amoindrir la part de bonheur et de malheur, de grandeur et d’infamie, d’espoir et de désolation, de l’humanité.

C’est pourquoi je puis oser dire que le destin de l’homme se joue partout et tout le temps et qu’il est impossible d’évaluer ce qu’un être humain peut représenter pour un autre. Je crois que la solidarité, la sympathie et l’amour sont les dernières chemises blanches de l’humanité. Plus haut que toutes les vertus, je place cette forme que l’on appelle le pardon. Je crois que la soif humaine de pardon est inextinguible, non pas qu’il existe un péché originel d’origine divine ou diabolique mais parce que, dès l’origine, nous sommes en butte à une impitoyable organisation du monde contre laquelle nous sommes bien plus désarmés que nous pourrions le souhaiter.

Or, ce qu’il y a de tragique dans notre situation c’est que, tout en étant convaincu de l’existence des vertus humaines, je puis néanmoins nourrir des doutes quant à l’aptitude de l’homme à empêcher l’anéantissement du monde que nous redoutons tous. Et ce scepticisme s’explique par le fait que ce n’est pas l’homme qui décide, en définitive, du sort du monde, mais des blocs, des constellations de puissances, des groupes d’Etats, qui parlent tous une langue différente de celle de l’homme, à savoir celle du pouvoir.

Je crois que l’ennemi héréditaire de l’homme est la macro-organisation, parce que celle-ci le prive du sentiment, indispensable à la vie, de sa responsabilité envers ses semblables, réduit le nombre des occasions qu’il a de faire preuve de solidarité et d’amour, et le transforme au contraire en co-détenteur d’un pouvoir qui, même s’il paraît, sur le moment, dirigé contre les autres, est en fin de compte dirigé contre lui-même. Car qu’est-ce que le pouvoir si ce n’est le sentiment de n’avoir pas à répondre de ses mauvaises actions sur sa propre vie mais sur celle des autres ?

Si, pour terminer, je devais vous dire ce dont je rêve, comme la plupart de mes semblables, malgré mon impuissance, je dirais ceci : je souhaite que le plus grand nombre de gens possible comprennent qu’il est de leur devoir de se soustraire à l’emprise de ces blocs, de ces Églises, de ces organisations qui détiennent un pouvoir hostile à l’être humain, non pas dans le but de créer de nouvelles communautés, mais afin de réduire le potentiel d’anéantissement dont dispose le pouvoir en ce monde. C’est peut-être la seule chance qu’ait l’être humain de pouvoir un jour se conduire comme un homme parmi les hommes, de pouvoir redevenir la joie et l’ami de ses semblables."

*Stig Dagerman (1923-1954) est un écrivain, journaliste suédois.

Art involontaire



Sur une aire d'autoroute, entre Bergerac et Strasbourg, un piquet coulé dans le ciment avait été renversé. Et alors, sortie de terre, une tête apparaît!
C'est étonnant, non?

Loi de compétence universelle




En Belgique, une loi de compétence universelle a été votée à l'unanimité en 1993 et étendue au crime de génocide en 1999. Ces lois différent notablement de la compétence universelle ci-dessus par trois points :

* La loi s'applique sans considération du lieu où l'auteur présumé peut être trouvé,
* Le mode de plainte est la simple constitution de partie civile,
* L'immunité ne met pas fin aux poursuites.

Cette souplesse explique le déluge de plaintes déposées en Belgique : dossiers du génocide au Rwanda (six condamnations), du Guatémala, du Tchad, l'affaire Hissène Habré, l'affaire Pinochet, l'affaire Sabra et Chatila, la plainte à l'encontre du général Tommy Franks de l'armée des États-Unis, pour des atrocités qui auraient été commises à l'occasion de l'invasion de l'Irak, et enfin l'affaire Bush.

Mais d'énormes pressions venant depuis de nombreux pays ont contraint la Belgique à reculer. La Suisse a fait de même.

Cette loi pionnière du 16 juin 1993 concernant "la répression des infractions graves aux Conventions de Genève du 12 août 1949 et aux Protocoles additionnels I et II du 8 juin 1977" avait été saluée par certains comme un pas en avant vers une démocratie mondiale. Elle a d'ailleurs été votée à l'unanimité sans penser qu'elle déchaînerait les passions. Malgré un débat houleux, même au sein de la majorité, une majorité alternative (CD&V, Vlaams Blok) vote une loi le 1er août 2003 qui se limite à la transcription de la lettre du droit international dans le droit national et qui autorise le gouvernement à renvoyer la plainte devant les tribunaux d'un autre pays. Ce revirement subit peut s'expliquer par

* le nombre et l'importance des plaintes,
* l'envie de ne pas entraver la diplomatie belge,
* la peur de représailles,
* la volonté politique de ne pas nuire à l'image d'États alliés.

" Avec son ancienne loi de compétence universelle, la Belgique contribuait à détruire le mur d'impunité derrière lequel les tyrans du monde entier s'abritent pour couvrir leurs crimes. Il est vraiment regrettable que la Belgique oublie, aujourd'hui, les victimes pour lesquelles son système judiciaire représentait un espoir de justice ". (citation conjointe Amnesty International Belgium, la Ligue Belge des Droits de l'Homme, Liga voor Mensenrechten, Fédération Internationale des Ligues des Droits de l'Homme (FIDH), Human Rights Watch et Avocats sans Frontières)

Merveilleux belges











Les belges sont étonnants et méritent le respect de bien des pays qui se disent des démocraties.
Ils ont une prison modèle à Ostende.
Et pourquoi pas?
Faut-il que les minables qui truandent pour des raisons diverses soient reclus dans des conditions lamentables pour qu'en sortant ils ne pensent qu'à revanche et récidivent? Ou faut-il qu'ils aient envie de se sortir d'une ancienne vie en dehors de la société et qu'ils souhaitent un confort agréable et relaxant comme celui dans lequel on les aura plongés quelque temps?

Il faut y réfléchir.

Mais, de toutes façons, la mise à l'écart du monde et la privation de liberté sont des supplices déjà trop lourds, que je ne souhaite à personne.

Atchoum

Maryse a voulu faire la jeunette, mais ça coûte le rhume quand on se promène en escarpins, à la tombée de la nuit, sur le marché de Noël à Strasbourg.
Donc, Maryse est enchifrenée*.
En patois ch'ti, du côté de St Omer, on dit "avoir el' chifarnée". Je ne pensais pas que cela avait une origine latine.

Alors nous désinfectons la maison avec des feuilles d'eucalyptus qui se consument sur une plaque chauffante.

* enchifrené(e): adj qui vient de chanfrein.
chanfrein: n. m. qui dérive de caput (tête) et de frenare (freiner). Partie de la tête de certains mammifères des oreilles jusqu'à la base du front.
Ne pas confondre avec:
chanfrein: n.m. qui dérive de chant (côté) et de fraindre (briser). Surface oblique lorsqu'on abat l'arête d'une pierre, d'une pièce de bois ou de métal.