mercredi 17 mars 2010

Le sang pour les sectes.

VIOLENCES RELIGIEUSES
L'Inquisition de l’église catholique commença en 1199 (Pape Innocent III) se renforça en 1231 (Pape Grégoire IX) et la torture pour obtenir des aveux fut décidée en 1252 (Pape InnocentIV).
Elle se manifesta d’abord en Allemagne puis en Aragon ; ensuite furent visés les Albigeois (Cathares), les Vaudois, et enfin, toute l’Eglise en subit les effets. On découvrit un nombre incalculable de sorcières.
Il y a eu environ 1 million de personnes décédées pendant l'Inquisition. La dernière personne à être soupçonnée de sorcellerie est décédée en 1793. En France(1682) la sorcellerie est considérée comme un délit et non un crime.
Les Croisades menées au nom de la Très Sainte Trinité sont la réponse à l’ambition des papes qui cherchent à étendre leur pouvoir spirituel et temporel. Elles feront un nombre important de morts.
Les Guerres de Religions (il y en eut 8 entre 1562 et 1598) entre catholiques et Protestants calvinistes montrent la virulence des engagements religieux, que ce soient ceux des réformés ou ceux des catholiques ligueurs : le fait d’admettre ou non le culte de Marie pouvait amener des familles à s’entre-tuer et, de la Michelade de Nîmes à la Saint-Barthélemy, les massacres populaires accentuèrent toujours les tragédies militaires.
La présence missionnaire fait partie intégrante de la conquête de l'Amérique Centrale et méridionale. Les Espagnols ne concevaient pas la mise en place d'une administration espagnole sans y inclure les institutions cléricales. Des légions de missionnaires espagnols débarquèrent en Amérique: des séculiers, mais surtout des réguliers. il s'agit de franciscains en 1502, puis de dominicains en 1510, de mercédaires en 1519, d'augustins en 1533, enfin de jésuites en 1568. Tous ces ordres étaient organisés en provinces, selon leurs règles. Des évêques furent nommés parmi les réguliers. L’Église catholique de l’Amérique espagnole a accompagné les violences et spoliations de la conquête. Les Rois Catholiques furent les moteurs de bien des éliminations de personnes innocentes mais convaincues d’autres traditions religieuses.

Les Protestants et les catholiques
d’Irlande du Nord ont quelques tueries à leur actif !

Les Adventistes du septième jour
viennent d’être acceptés par la Fédération Protestante de France. Ils sont « créationnistes », homophobes. Ils considèrent que la religion doit s’impliquer dans l’État ! Ils refusent l’IVG. La femme ne peut pas recevoir la consécration pastorale. Ils ont soutenu Bush qui s’en flattait !

La haine entre Hindous et Sikhs en Inde a conduit en juin 1984 au massacre d’un millier de Sikhs (hommes, femmes et enfants innocents) ordonné par Indira Gandhi (fille de Jawaharlal Nehru ).

Le Vaudou, au Libéria fait grand nombre de victimes. Aujourd'hui, dans la région de Harper, près de la frontière de la Côte d'Ivoire, on ne compte plus les crimes de sorcellerie. Les victimes préférées sont les enfants en bas âge, des filles vierges, des femmes enceintes, les bossus, les étudiants réputés pour leur intelligence, ainsi que les hommes connus pour leur force ou leur virilité.
On les tue pour faire "juju", c'est-à-dire préparer une cérémonie de magie noire, de sorcellerie ou de vaudou.
Ces meurtres sont perpétrés pour fournir aux féticheurs les "parties précieuses", utilisées au cours de ces cérémonies secrètes: principalement paupières, oreilles, lèvres, seins, cœur et organes génitaux.
Etc.
Il est une grande habitude de très longue date: le fait que les oracles, les religieux, les maîtres spirituels bénissent les armes et les combattants qui partent à la guerre.

mercredi 10 mars 2010

Suivisme

Heureusement que des individus refusent la pensée unique!

Jacques Brel a honni "Les Moutons"

Désolé, bergère
J'aime pas les moutons
Qu'ils soient pure laine
Ou en chapeau melon
Qu'ils broutent leur colline
Qu'ils broutent le béton
Menés par quelques chiens
Et par quelques bâtons
Désolé, bergère
J'aime pas les moutons

Désolé, bergère,
J'aime pas les agneaux
Qui arrondissent le dos
De troupeau en troupeau
De troupeau en étable
Et d'étable en bureau
J'aime encore mieux les loups
J'aime mieux les moineaux
Désolé, bergère
J'aime pas les agneaux

Désolé, bergère,
J'aime pas les brebis
Ça arrive tout tordues
Et ça dit déjà oui
Ça se retrouve tondues
Et ça vous redit oui
Ça se balance en boucherie
Et ça re-redit oui
Désolé, bergère
J'aime pas les brebis

Désolé, bergère
J'aime pas les troupeaux
Qui ne voient pas plus loin
Que le bout de leur coteau
Qui avancent en reculant
Qui se noient dans un verre d'eau bénite
Et dès que le vent se lève
Montrent le bas de leur dos
Désolé, bergère
J'aime pas les troupeaux

Désolé, bergère
J'aime pas les bergers
Désolé, bergère
J'aime pas les bergers
Il pleut, il pleut, bergère
Prends garde à te garder
Prends garde à te garder, bergère
Un jour tu vas bêler
Désolé, bergère
J'aime pas les bergers

et l'ami Georges (Brassens) ne pense pas autrement dans "La mauvaise réputation" :

Au village, sans prétention,
J'ai mauvaise réputation.
Qu'je m'démène ou qu'je reste coi
Je pass' pour un je-ne-sais-quoi!
Je ne fais pourtant de tort à personne
En suivant mon chemin de petit bonhomme.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde médit de moi,
Sauf les muets, ça va de soi.

Le jour du Quatorze Juillet
Je reste dans mon lit douillet.
La musique qui marche au pas,
Cela ne me regarde pas.
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En n'écoutant pas le clairon qui sonne.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde me montre du doigt
Sauf les manchots, ça va de soi.

Quand j'croise un voleur malchanceux,
Poursuivi par un cul-terreux;
J'lance la patte et pourquoi le taire,
Le cul-terreux s'retrouv' par terre
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En laissant courir les voleurs de pommes.
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout le monde se rue sur moi,
Sauf les culs-de-jatte, ça va de soi.

Pas besoin d'être Jérémie,
Pour d'viner l'sort qui m'est promis,
S'ils trouv'nt une corde à leur goût,
Ils me la passeront au cou,
Je ne fais pourtant de tort à personne,
En suivant les ch'mins qui n'mènent pas à Rome,
Mais les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Non les brav's gens n'aiment pas que
L'on suive une autre route qu'eux,
Tout l'mond' viendra me voir pendu,
Sauf les aveugles, bien entendu.

Et puis il y a Léo Ferré, le mec, l'anar, le révolté, l'anti qui marche à côté de la Société:

La vie m'a doublé
C'est pas régulier
Pour un pauv' lézard
Qui vit par hasard
Dans la société
Mais la société
Faut pas s'en mêler
J'suis un type à part
Un' grain' d'ananar
On m'dit qu'j'ai poussé
En d'ssous d'un gibet
Où mon grand-papa
Balançait déjà
Avec un collier
Un collier tressé
De chanvre il était
Un foutu foulard
A gueul' d'ananar
J'avais des copains
Qui mangeaient mon pain
Car le pain c'est fait
Pour êtr' partagé
Dans notr' société
C'est pas moi qui l'dis
Mais c'est Jésus-Christ
Un foutu bavard
A gueul' d'ananar
Si j'avais des sous
On m'd'manderait: "" Où
Les as-tu gagnés
Sans avoir trimé
Pour la société ? "
Mais comm' j'en ai pas
Faut lui dir' pourquoi
C'est jamais peinard
La grain' d'ananar
On m'dit qu'c'est fini
J'vous l'dit comme on l'dit
Et qu'on me pendra
Au nom de la loi
Et d'la société
D'la bell' société
Qui s'met à s'mêler
De mettre au rancart
La grain' d'ananar
Potence d'oubli
L'oiseau fait son nid
Messieurs les corbeaux
Passeront ma peau
Comme à l'étamis
Mais auparavant
J'aurai comm' le vent
Semé quelque part
Ma grain' d'ananar

lundi 8 mars 2010

Détournement de vocabulaire.

« LA FRATERNITE RELEVE DE L'ORDRE MORAL »

Christian Delporte est spécialiste de l'histoire des médias et du journalisme, il est professeur en histoire contemporaine à l’université de Versailles, et auteur d'une Histoire de la langue de bois (Flammarion). Il revient pour Charlie sur des vœux présidentiels placés sous le signe de la « fraternité ».


CHARLIE HEBDO : Étonnant de voir Nicolas Sarkozy reprendre un terme rendu célèbre par Ségolène Royal..
_
CHRISTIAN DELPORTE: Le phénomène n'est pas aussi étonnant que vous le dites. D'abord, parce que l'un et l'autre ont fait une campagne sur la notion de « valeurs », des valeurs en définitive peu éloignées les unes des autres. Patrie, Ordre, Travail… Ce qui me frappe, moi, en tant qu'historien, c'est qu'on parle «valeurs» quand on ne parle plus politique. Quand l'absence de projets devient patente, on se rabat sur la morale. C'est un grand classique de l'histoire politique.

Reconnaissez qu'en dehors de Ségolène Royal le mot n'a guère conquis la gauche, quelle qu'eUe soit...

C'est évident. Ségolène Royal elle-même a compris les profondes réticences de son propre camp. La liberté est un droit, l'égalité aussi: Mais, si on y réfléchit bien, il n'y a pas plus flou que la fraternité. C'est une obligation qui relève de l'ordre moral, avec une nette connotation chrétienne, d'où sa non-utilisation par la gauche, qui lui a toujours préféré logiquement la notion de justice. Quand la gauche parle de fraternité, c'est toujours dans un cadre non partisan, comme quand la LOH (Ligue des droits de l'Homme) organise un concours de poèmes sur ce thème, etc. Le fonds marxisant de la gauche française a toujours été un frein à son utilisation.

Le mot « fraternité» est peu utilisé en politique, il est toujours accolé à « liberté» et « égalité », et dans ce cas, il évoque bien sûr la devise de la République. Et le voilà utilisé seul désormais, en quelque sorte monté en épingle.
L’utilisation du mot « fraternité» hors contexte républicain nous vient de l'extrême droite, plus précisément du poujadisme.
Dans les années 1956-1958, leur journal s'appelait Fraternité, et leur groupe parlementaire « Union et Fraternité française ».
Aujourd'hui, on retrouve ce mot dans l'univers frontiste. L’association du FN d'aide aux nécessiteux s'appelle « Fraternité française », terme que l'on retrouve dans le chapitre 8 du programme du MNR. Pour le MNR comme pour le FN, il s'agit d'assimiler la France à une famille. A une famille de « Français », évidemment.

Politiquement, à quoi répond l'utilisation de ce mot, ici et maintenant, dans le cadre solennel des vœux, et par les plus hautes autorités du pays?

Son utilisation dans le discours présidentiel du 31 décembre répond à un double objectif. Évacuer la notion d'égalité du débat politique, notion qu'il a toujours pris soin d'accoler à un vieil épouvantail de la droite, « l'égalitarisme ». Cette obsession se ressentait parfaitement dans le discours qu'il a prononcé à Bercy à la fin de sa campagne présidentielle. L’égalité, c'est placer les citoyens au même niveau, ce qui n'est pas, c'est le moins que l'on puisse dire, l'essence du sarkozysme. Sarkozy lui préfère de loin la notion d'équité, qui lui permet d'introduire au cœur du débat un thème qui lui est cher, le « mérite ». Vous remarquerez que le « mérite» est aussi flou politiquement que la « fraternité »,
L’autre intérêt de l'introduction du mot fraternité dans le débat est de sortir par le haut du piège de l'identité nationale. Comment mieux occulter l'explosion de dérapages xénophobes, visible sur le site du ministère? On va beaucoup entendre parler de «fraternité» dans les semaines qui viennent, pour éteindre l'incendie.

Au-delà de l'usage conjoncturel que vous décrivez, l'utilisation de ce mot peut-il laisser des traces dans la mémoire collective?

Je le pense. Accoler Fraternité à Liberté et Egalité est tout sauf neutre. La fraternité sert à lier entre elles ces deux notions antagonistes que sont la liberté, qui fait appel à l'histoire individuelle, et l'égalité, démarche collective. Seule, je le répète, la fraternité ne signifie pas grand-chose, et la monter ainsi en épingle en la séparant des deux autres n'a aucun sens en République.

Propos recueillis par Anne-Sophie Mercier
Pour Charlie Hebdo n° 916 du 6 janvier 2010





Jacques dit: Le Président désiré par les français aurait pu dire: "France, de ta devise, je ne garde que "Fraternité". De ton drapeau je ne garde que le bleu."(cf Charb)


En tout cas le Monsieur continue à discourir dans le plus grand flou, avec des mots qu'il croit ronflants mais qui sont vides de sens politique et qui ne sont que des attrape-nigauds, du rabâchage poujadiste, de la démagogie qu'il pense à même de plaire au "peuple" (qu'il méprise tellement!).

Il utilise le mot "fraternité" comme le ferait un prêcheur à ses ouailles le dimanche du haut de sa chaire. Je sais bien que la France est la fille aînée de l'Église catholique, apostolique et romaine, et que notre président est chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran mais il est surtout le président d'un état laïque qui n'a pas à suivre des us et coutumes religieuses.

Il continue à montrer qu'il n'est pas républicain.

S'il y avait un tant soit peu de fraternité chez cet homme, ça se serait remarqué!

dimanche 7 mars 2010

Tristes vieux!


Le conflit des générations est de toutes les époques.
Les vieux donnent toujours l'impression de ne jamais avoir été jeunes!
La mémoire fout le camp!
Grave! non?

La peur des jeunes qu'éprouvent les vieux prouve l'incapacité de ceux-ci à accepter leur âge, leur inadaptation au monde en évolution, leur impossibilité de suivre les nouveautés techniques, linguistiques, musicales, vestimentaires...
Le besoin d'avoir de l'argent dans le bas de laine (ou à la banque ou sur un livret...) est une preuve de recroquevillement, une preuve de manque de confiance en soi et en l'avenir. Cet argent fait vieillir.
Ce qui rend encore plus sénile, c'est la télévision; elle enfonce dans le fauteuil ceux qui n'agissent plus, ne pensent plus par eux-mêmes mais se laissent entraîner dans une "pensée unique" comme il est dit aujourd'hui (moi je dis "pensée inique", la pensée partagée par le plus grand nombre. C'est très rarement une pensée qui fait avancer le monde.

Et oui, les jeunes sont plein de dynamisme, de vie, de révolte, d'idées nouvelles...

Quand le vieux ne comprend plus, c'est la faute des autres et surtout des jeunes.
Le vieux* craint le bruit, la vitesse, les prises de bec,les contradictions,les exubérances,...
Dépassé, il est alors mal dans sa peau: "Avant c'était mieux!" (Mais c'est bien sûr puisqu'il était jeune!!!).
Il se rétracte, se renferme dans sa coquille, cesse de communiquer, se cache derrière les murs, ferme les verrous, devient grincheux, ne sort plus la nuit, prépare le fusil...

Et le drame c'est que ce sont les vieux qui font les lois!

Il existe pourtant des vieux très réactifs et ils font l'admiration alors qu'ils devraient être la majorité. L'expérience de la vie peut amener à des sursauts de réflexions inventives.
Heureusement il reste les artistes (les créateurs); ceux que la majorité de la société classe parmi les "curieux", les "dérangés", les "fadas"... Eux transforment les manières d'être et de penser.

*"le vieux" peut ne pas avoir un âge avancé, mais il a à coup sûr un esprit étriqué. Chacun connaît des "jeunes", "vieux" avant l'âge!
Être vieux c'est ne pas vouloir avancer, c'est regarder en arrière, c'est chercher confort et garder les habitudes...

samedi 19 décembre 2009

Solidarité

Madame Joëlle Brizard de Savigny-sur-Orge a pris la peine d'envoyer un courrier au journal Télérama qui l'a transcrit en page 4 de son n° 3126 du 19 décembre 2009, sous le titre "Extraordinaire":

" Hier, je faisais mes courses dans un supermarché.
À la caisse, mon attention a été attirée par une dame, bien mise, qui parlait avec la gérante du magasin.
La dame n'avait pas assez d'argent et s'excusait en disant qu'elle sortait d'un long séjour à l'hôpital, qu'il y avait longtemps qu'elle n'avait pas fait de courses et qu'elle avait perdu le sens des réalités. Un grand gaillard vêtu de vêtements de travailleur, peut-être pas tout à fait français, selon les critères de M. Besson, lui a tendu la main: "Madame, il vous manque six euros, les voilà." Il lui a remis probablement plus d'argent qu'il n'en avait dépensé pour sa boisson et son sandwich. Puis s'est sauvé. Les clients et le personnel l'ont regardé partir avec stupeur et gratitude. La dame a fondu en larmes. Monsieur, merci."

Jacques dit: L'en-tête "Extraordinaire" me fait bondir quand il ne s'agit que de solidarité. Les témoins pris de "stupeur" me font également réagir; nous rentrons du Maroc où nous avons pu voir que l'entraide, la solidarité, le respect du mendiant, sont des faits courants. Il est évident que les gens de petite condition savent la nécessité de se soutenir mutuellement. Notre société meurt d'individualisme, de nombrilisme, de trop de sollicitations mercantiles. Les individus ont perdu toute sensibilité, toute humanité dans cette société dite "libérale".

Décision de la Cour Européenne des Droits de l'Homme

Selon Agence France-Presse:

"L'Espagne a fait un premier pas vers l'interdiction des crucifix à l'école avec l'approbation mercredi soir d'une initiative parlementaire demandant au gouvernement d'appliquer la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH).

Saisie par une mère de famille italienne, la CEDH qui siège à Strasbourg avait condamné début novembre l'Italie pour la présence de crucifix dans les salles de classe, jugée contraire au droit des parents à éduquer leurs enfants selon leurs convictions et au droit des enfants à la liberté de religion.

Les juges avaient estimé que la croix pouvait aisément être interprétée par des enfants de tous âges comme un signe religieux, potentiellement perturbant pour des élèves d'autres religions ou athées.

L'initiative espagnole, lancée par les députés du petit parti de gauche catalan ERC, a été approuvée en commission parlementaire, par 20 voix pour et 16 contre, avec le soutien des députés du Parti socialiste (PSOE) et des Galiciens du BNG. Le principal parti d'opposition, le Parti populaire (droite), a voté contre.

Les députés d'ERC avaient annoncé, le lendemain de la condamnation de l'Italie par la CEDH, leur intention de promouvoir cette initiative.

Les organisations regroupant les écoles privées espagnoles s'étaient quant à elles insurgées contre la décision de la CEDH, «inadmissible et surprenante», estimant que «si quelque chose de la sorte devait se passer en Espagne, il faudrait manifester avec force».

À l'inverse, l'association Espagne laïque avait estimé que la CEDH avait fait «honneur à son nom», demandant au gouvernement de José Luis Rodriguez Zapatero, en délicatesse avec l'Église catholique sur de nombreux sujets, de s'en inspirer.

En 2008, un tribunal de Valladolid saisi par un parent d'élève, avait, pour la première fois en Espagne, ordonné à une école publique de «retirer les symboles religieux des salles de classe», en l'espèce des crucifix.

Malgré la constitution de 1978 assurant du caractère aconfessionnel de l'État espagnol, les symboles catholiques restent très présents dans le pays, 30 ans après la dictature qui avait fait du catholicisme une religion d'État."


Jacques dit: Voici encore une information si peu diffusée dans les médias, alors que la neige, l'hospitalisation de Johnny, le froid, la grippe porcine font la une. Force est de constater que les dictatures et les pays de droite et d'extrême-droite sont très portés sur (par) la religion. En France, pays qui se dit laïque, la Région Alsace paie encore les religieux et laisse les insignes chrétiens s'afficher dans les écoles, au nom du Concordat!

CNRS

Le Canard Enchaîné et Charlie-Hebdo ont relaté le fait que le CNRS (Centre National de la Recherche Scientifique) est classé premier organisme mondial de recherche (devant Harvard, le MIT, la Nasa, etc.), selon l'Institut SCImago (Espagne). Mais les autres médias se sont tu sur ce sujet! Incroyable, non? Toutefois, il faut savoir que dans notre belle France, le Président prend la parole pour dénigrer lamentablement les chercheurs "fonctionnaires". Il ne saurait être fier de minables du service public. Les seuls bons chercheurs sont à ses yeux ceux du secteur privé évidemment!
Le journalisme est devenu un métier de rampants au service des gouvernants et des puissants qui les paient.

Voir: http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2931

jeudi 3 décembre 2009

Vaccins H1N1





Selon: http://www.rue89.com/ (par exemple).

"Entre juillet et septembre, l'Etablissement de préparation et de réponse aux urgences sanitaires (Eprus), la grande pharmacie de l'Etat, a conclu des contrats avec quatre labos pour un montant de 712 millions d'euros, soit presque 10% du trou de la Sécu.

Or ces contrats, longtemps restés secrets, comportent des dispositions qui tentent de déroger au droit commun.
En cause, pour trois des contrats (Baxter, Novartis et Pasteur), des articles prévoyant par exemple :

« A titre dérogatoire et considérant les circonstances exceptionnelles qui caractérisent le présent marché, l'Etat s'engage à garantir le titulaire [du contrat] contre les conséquences de toute réclamation ou action judiciaire qui pourraient être élevées à l'encontre de ce dernier dans le cadre des opérations de vaccination, sauf en cas de faute du titulaire ou sauf en cas de livraison d'un produit non conforme aux spécifications décrites dans l'autorisation de mise sur le marche. »

En clair, si le produit est conforme, mais que des effets secondaires graves survenaient (type syndrôme de Guillain-Barré), les laboratoires n'auraient pas à supporter la charge financière d'éventuelles condamnations.

Ceinture et bretelles en quelque sorte, puisque les labos sont déjà protégés par contrat des conséquences financières, et depuis l'arrêté du 4 novembre, ils en sont aussi exonérés par la loi.

En vertu de ces dispositions, si une victime « ayant intérêt à agir » décidait de poursuivre un laboratoire après un effet secondaire grave, l'entreprise pourrait de se défausser sur l'Etat, qui devrait indemniser."
Par Sophie Verney-Caillat | Rue89 | 21/11/2009 |
11H03



Jacques dit:Pauvres laboratoires pharmaceutiques qui risquent tellement devant la justice, il faut bien que l'État les soutienne dans leur action d'aide à la population! Et avec ça, les gens se bousculent devant les portes closes des lieux réservés pour se faire vacciner.

Ça craint un max!

Selon le site: http://france.meteofrance.com


Le changement climatique s'accélère au-delà de ce qui était attendu

02/12/2009 Copyright Météo-France

"L'ensemble des glaces polaires et des glaciers du monde fondent à vitesse croissante. En Arctique la disparition de la banquise s'accélère, et le niveau des mers monte plus rapidement que prévu. Ces conclusions proviennent d'une nouvelle synthèse scientifique rédigée par des climatologues mondialement reconnus.

Dans un rapport spécial, intitulé Diagnostic de Copenhague (The Copenhagen Diagnosis), 26 chercheurs, dont beaucoup ont participé à la rédaction des rapports du GIEC, concluent que les projections publiées dans le 4ème rapport du GIEC (2007) étaient en deçà de ce que nous observons aujourd'hui. De nombreuses manifestations du changement climatique se produisent en effet actuellement soit à la vitesse maximale prévue il y a seulement quelques années, soit à un rythme supérieur.

Ce rapport indique clairement que, sans un effort significatif de modération des émissions de gaz à effet de serre, le réchauffement global d'ici la fin du 21ème siècle se situerait dans la partie haute des hypothèses les plus pessimistes.

'The Copenhagen Diagnosis', qui a été rédigé au cours de cette dernière année, documente les découvertes récentes clés dans le domaine du changement climatique depuis la publication du 4ème rapport du GIEC en 2007.

Parmi les nouvelles découvertes publiées depuis 2007

- Les mesures satellitaires et in situ mettent en évidence que les calottes glaciaires du Groenland et de l'Antarctique perdent toutes deux de plus en plus de masse, contribuant à une accélération de la montée du niveau des mers.

- En Arctique, la banquise a reculé au-delà de ce qui avait été prévu par les modèles climatiques. Par exemple, l'étendue de glace de mer ayant fondu au cours des étés
2007 à 2009 était de 40% supérieure à la projection moyenne prévue par les modèles dans le dernier rapport du GIEC.

- Le niveau de la mer a monté de plus de 5 centimètres au cours des 15 dernières années. C’est une élévation de 80% supérieure à celle des projections de l'avant-dernier rapport du GIEC en 2001. C'est bien plus que ce qui avait été prévu. Au-delà de 2100, le niveau de la mer pourrait s'élever de plusieurs mètres pendant quelques siècles.

- En 2008 les émissions de dioxyde de carbone par les combustions fossiles ont été d'environ 40% supérieures à celles de 1990. Si les émissions n'augmentent pas au-delà des taux actuels, le monde aura quand même émis, d'ici 20 ans, la quantité globale de gaz à effet de serre qu'il faudrait ne pas dépasser pour limiter le réchauffement global à 2 °C.

Ce rapport conclut que les émissions globales doivent diminuer rapidement au cours des cinq à dix prochaines années si nous souhaitons que le monde ait une chance raisonnable d'éviter les impacts les plus dramatiques du changement climatique. Pour stabiliser le climat, ce rapport préconise que les émissions de dioxyde de carbone et autres gaz à effet de serre à longue durée de vie doivent atteindre un seuil quasiment nul d'ici la fin de ce siècle."

(source : Communiqué de presse)

Jacques dit: Ça a beau annoncer des périodes perturbées, les années qui viennent continueront à voir les terriens consommer lamentablement et évacuer des quantités grandissantes de CO2! Surtout si les pays pauvres entrent enfin dans une certaine croissance (bien méritée d'ailleurs!).

vendredi 27 novembre 2009

l' Identité de Miss France.

Jacques dit:
Je déteste ces concours de miss où l'on juge des corps de femmes qui s'exhibent dans des tenues aguichantes.
Ça ressemble à un marché aux esclaves.
Pourtant, aujourd'hui, je dis à Madame de Fontenay: "Madame, je vous salue avec respect. Je vous remercie pour la force de votre intervention."


Trouvé le 27 novembre 2009
Sur: http://veilleur.blog.lemonde.fr
Madame de Fontenay tacle Eric Besson

Le débat sur l’identité nationale rebondit aujourd’hui là où l’on ne l’attendait et par celle que, bêtement, on n’imaginait pas dans une posture aussi radicale. Geneviève de Fontenay, dans un entretien accordé à Lionel Laparade de La Dépêche du Midi, dit tout le mal qu’elle pense du débat voulu et engagé par Eric Besson, ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire.

L’une des candidates, Juliette Boubaaya, Miss Picardie 2009, rêve de devenir, dimanche 6 décembre, la première Miss France musulmane. Et l’idée séduit Mme de Fontenay : « Juliette est une ravissante jeune femme qui s’est engagée dans le concours pour conquérir la couronne et l’écharpe de beauté. Issue de l’immigration, petite-fille d’un grand-père algérien, elle brigue le titre de Miss France au moment où certains de nos hommes politiques interrogent sournoisement le pays sur ce qui forge l’identité nationale. A titre personnel, je me félicite de la présence de Juliette Boubaaya à l’élection du 6 décembre. Et entre nous, j’espère qu’avant de mourir, je verrai une Miss France maghrébine. Songez à l’impact qu’aurait ce vote. »

« A quoi pensez-vous ? » demande Lionel Laparade. « À la claque administrée aux hommes politiques qui ont fait de l’identité nationale leur fonds de commerce, à la formidable réponse donnée, ainsi, à certains discours nauséabonds. Quand j’entends Besson, je suis indignée. Il manie la provocation de façon scandaleuse. »

Et la mère de toutes les « Miss » de poursuivre : « En 1989, notre reine de beauté s’appelait Peggy Zlotkowski. A l’époque, j’avais reçu quelques lettres d’indignation parce que son nom ne sonnait pas français. Mais si la maturité de la société se mesure au nombre de courriers hostiles à la diversité qui nous sont adressés, alors il est clair qu’une jeune fille d’origine maghrébine peut remporter le titre. Je serai ravie que le comité Miss France crée cet événement. Nous prouverions que nous ne sommes finalement pas si ringards… »



On peut lire aussi: http://www.parismatch.com/People-Match/Politique/Actu/Quand-Genevieve-de-Fontenay-fait-de-la-politique-147968/re